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Drapeaux Impériaux (I) 1618-1637

Drapeaux Impériaux (I) 1618-1637

Voici un bel échantillon de drapeaux, tous réalisés à partir des modèles détenus ou reproduits par l’Armémuseum de Stockholm.

La période 1618-1637 est celle de l’empereur Ferdinand II. Les drapeaux arborent ainsi souvent le sigle “F” ou “FII” en plus de la croix de Bourgogne. Les aigles à deux têtes sont encore rares. Les avers sont le plus souvent hypothétiques (j’ai rarement pu consulté à la fois l’avers et le revers d’un même drapeau).

 

Dimension réelle du drapeau ci-dessus : 253 x 215 cm

Dimension réelle du drapeau ci-dessus : 290 x 250 cm

Ci-dessus (et probablement ci-dessous) : drapeau de compagnie(s) du régiment Breuner, déjà présenté. Notez que le “F” peut être inversé entre le revers et l’avers.

 Ci-dessous: drapeaux de deux compagnies du régiment wallon de Merode (pris par les Suédois lors de la bataille d’Oldendorf) ; dimensions réelles : 295 x 250 cm.

Ci-dessous : deux drapeaux arborant un aigle ; le premier des deux fut utilisé à l’enterrement de Gustave Adolphe

Ci-dessous : de nombreux drapeaux arborant uniquement la croix de Bourgogne ; certains pourraient très bien appartenir à des régiments de la Ligue Catholique.

Le drapeau ci-dessus et celui ci-dessous appartiennent probablement au même régiment

Les 3 drapeaux ci-dessous appartiennent probablement au même régiment :

Les 3 drapeaux ci-dessous appartiennent au même régiment ; les compagnies y sont distinguées par un numéro en haut à gauche du drapeau :

Les 3 drapeaux ci-dessous ont été pris par les suédois à Landsberg en 1634 ; le troisième appartenait très probablement à un régiment bavarois.

Les 2 drapeaux ci-dessous, appartenant très probablement à un même régiment, mesurent 320 x 290 cm :

Ci-dessous : quelques variations sur un thème connu

Le drapeau ci-dessus aurait appartenu à un régiment polonais au service de l’Empire

 

Les 2 drapeaux ci-dessus appartenaient très probablement à un même régiment. Peut-être à un régiment espagnol.

Ci-dessus : drapeau d’une compagnie du régiment de Claudia de Medici (femme de Ferdinand-Karl d’Autriche-Tyrol) ; sa taille réelle est de 341 x 295 cm.

Le drapeau ci-dessus mesure 385 x 290 cm

 

Les 4 drapeaux ci-dessous appartiennent au même régiment ; les compagnies y sont distinguées par une lettre (je ne les ai pas tous reproduits mais les lettres présentes sur les drapeaux présents au musée de Stockholm sont A, D, E, I, N et 2 fois le R) :

Stéphane Thion

Drapeaux bavarois de la période française (1635-48)

Drapeaux bavarois de la période française (1635-48)

Après les drapeaux bavarois de la Ligue Catholique, voici quelques drapeaux bavarois de régiments bavarois durant la phase dite française de la guerre de 30 ans.

Ci-dessus : un drapeau pris par les suédois probablement à Wittstick (1637), Wolfenbüttel (1641) ou Jankau (1645) (d’après la version de l’Armémuseum de Stockholm).

 

Ci-dessus : 2 drapeaux d’un même régiment bavarois présent à Allerheim (1645). D’après une aquarelle de K.A. Wilke réalisée d’après une gravure d’époque représentant la mort de Mercy à Allerheim.

Ci-dessus : 3 drapeaux d’un second régiment bavarois présent à Allerheim (1645). D’après une aquarelle de K.A. Wilke réalisée d’après une gravure d’époque représentant la mort de Mercy à Allerheim.

Ci-dessus : drapeau d’une compagnie d’un régiment bavarois non identifié d’après K.A. Wilke (source originale non connue).

 

Stéphane Thion

 

Drapeaux saxons (1631-34)

Drapeaux saxons (1631-34)

Tous les drapeaux ci-dessous sont d’après J. Belaubre :

Ci-dessus : drapeaux de 3 compagnies du régiment de Schwalbach

Ci-dessus : drapeaux de 3 compagnies du régiment Starschadel (le premier est celui de la compagnie colonelle)

Ci-dessus : drapeaux de 3 compagnies du régiment Löser (le premier est celui de la compagnie colonelle)

Ci-dessus : drapeaux de 2 compagnies du régiment Vitzthum (le premier est celui de la compagnie colonelle)

Ci-dessus : drapeau d’un régiment non identifié.

Ci-dessus : 2 drapeaux d’un régiment non identifié (le premier est celui de la compagnie colonelle).

        Ci-dessu : 2 drapeaux provenant de 2 régiments non identifiés différents.

 

Stéphane Thion

Guidons bavarois de la Ligue Catholique

Guidons bavarois de la Ligue Catholique

Ci-dessus : guidon des gardes de Tilly à Breitenfeld (d’après K.A. Wilke et un exemplaire de l’Armémuseum de Stockholm). Je n’ai que l’aperçu d’un des deux côtés de ce guidon qui avait des motifs différents sur l’avers et le revers.

Guidon de cavalerie bavaroise (?) d’après un exemplaire de l’Armémuseum de Stockholm.

Ci-dessus : guidons bavarois d’après K.A. Wilke

Ci-dessus : guidon de cavalerie bavaroise (Armémuseum de Stockhom, taille réelle : 57 x 49cm)

 Ci-dessus : guidon de cavalerie aux armes de Pappenheim, appartenant peut-être à ses gardes du corps (Armémuseum de Stockholm) ; les armes de Pappenheim ont été rajoutées en surimpression afin d’être plus visibles.

Ci-dessus : reconstitution possible du guidon des dragons de Pappenheim, d’après un modèle comparable de l’Armémuseum de Stockholm.

Stéphane Thion

Drapeaux bavarois au sein de la Ligue Catholique

Drapeaux bavarois au sein de la Ligue Catholique

L’armée de la Ligue Catholique, commandée par le lieutenant général comte Jean Tserclaes de Tilly entre 1620 et 1632, était composée essentiellement de bavarois, de wallons, de troupes allemandes recrutées dans les principautés allemandes et bien sûr d’unités imériales. Le corps espagnol de Cordoba se joignit à cette armée à plusieurs occasions (batailles de la montagne blanche, de Wimpfen, et d’Hochst).

Voici quelques drapeaux appartenant à des régiments ayant appartenu à cette armée :

Ci-dessus : 2 drapeaux du régiment Alt-Tilly en 1632 selon plusieurs sources (e.g. Hostorischer Bilderdienst, 2009). K.A. Wilke attribue pour sa part celui de couleur bleue à une compagnie de Schützen (chasseurs) du régiment Pappenheim en 1642. Je ne crois pas à cette seconde hypothèse. Le premier régiment Pappenheim, qui deviendra Alt-Pappeheim, levé en 1621, était bavarois (voir les drapeaux de ce régiment plus bas dans cet article). En 1631, avant la mort du comte Gottfried Hendrich von Pappenheim à Lützen (1632), il semble qu’un autre régiment d’infanterie Papenheim ait été levé, de recrutement allemand. Ce régiment était encore actif en 1642 mais il s’agissait alors d’un régiment impérial et non plus bavarois. De fait, les drapeaux de ce nouveau régiment auraient dû arborer soit la croix bourguignonne, soit l’aigle impérial, soit le sigle de l’empereur Ferdinand III (FIII). La version jaune est une copie d’un exemplaire détenu à l’Armémuseum de Stockholm.

Ci-dessus : drapeaux de 2 compagnies du régiment Jüng-Tilly (Armémuseum de Stocholm)

Le “M” est celui de Maximilien Wittelsbach, Duc-Electeur de Bavière.

Ci-dessus : 4 drapeaux de régiments bavarois d’après des copies réalisées en 1677 (Armémuseum de Stockholm) ; les 2 derniers appartiennent très probablement à 2 compagnies d’un même régiment.

Ci-dessus : drapeau d’une compagnie d’un régiment bavarois (probablement une autre compagnie du même régiment que celui juste au-dessus), d’après K.A. Wilke.

Ci-dessus : drapeau d’une compagnie d’un régiment de la ligue catholique (probablement du régiment Herbersdorf).

Ci-dessus : drapeau d’une compagnie du régiment bavarois de Fürstenberg ou de Fugger d’après K.A. Wilke.

Drapeau d’une compagnie d’un autre régiment bavarois d’après K.A. Wilke.

Drapeau probablement bavarois d’après une copie réalisée en 1677 (Armémuseum de Stockholm). Peut-être une unité montée.

Ci-dessus : 3 drapeaux de compagnies (parmi les 10) du régiment d’infanterie de Pappenheim.

Ci-dessus : Très beau drapeau d’un régiment bavarois (Arméemuseum de Stockholm).  Selon K.A Wilke, il s’agirait du drapeau d’un régiment de dragons. Au vu de la forme et de la taille du drapeau, je doute de cette hypothèse.

Ci-dessus : guidon des gardes de Tilly à Breitenfeld (Armémuseum de Stockholm). Je n’ai que l’aperçu d’un des deux côtés de ce guidon qui avait des motifs différents sur l’avers et le revers.

Stéphane Thion

Guidons de cavalerie saxonne

Guidons de cavalerie saxonne

Quelques guidons de cavalerie de Saxe-Electorale d’après K.A. Wilke :

Guidon aux armes de l’Electeur :

Guidon de l’escadron de Gardes du Corps d’après J. Belaubre :

Guidon de la compagnie colonelle du régiment Maetsch :

Guidons de plusieurs compagnies du régiment Kalkstein (le premier guidon est celui de la compagnie colonelle) :

Guidon d’une compagnie d’un régiment saxon,  probablement du régiment Taube en 1631 (puis 1er régiment de Gardes du corps en 1632) dont les couleurs étaient noir et argent :

Guidon d’une compagnie d’un régiment saxon,  probablement du régiment Hochkirch (1631-32) dont les couleurs étaient noir et or:

Guidon de la compagnie colonelle du régiment Meissen d’après J. Belaubre :

Guidon d’un régiment de Dragons Taube d’après K.A. Wilke :

Guidon du régiment de Dragons von Arnim (Armémuseum de Stockholm) :

Stéphane Thion

Guidons de cavalerie française

Guidons de cavalerie française

Quelques guidons de cavalerie française :

Ci-dessus : Guidons de cavalerie d’après K.A. Wilke

Ci-dessus : Guidon du régiment de cavalerie de Turenne  d’après K.A. Wilke

Ci-dessus : Guidon de régiment de cavalerie d’après une gravure de 1658, probablement du régiment Mestre-de-camp général

Ci-dessus : 5 guidons inspirés du tableau  La prise de Privas (28 mai 1629) (Château de Versailles).

Le premier guidon appartient peut-être aux gardes du corps, gendarmes ou chevaux légers du Roi qui étaient présents au siège.

Ci-dessus : le guidon du régiment de cavalerie Cardinal-duc est fréquemment représenté aux armes du Cardinal-duc de Richelieu (par Marbot, Rousselot, Gerrer et al.).

 

Stéphane Thion

Guidons de cavalerie espagnole

Guidons de cavalerie espagnole

Guidons de cavalerie espagnole d’après les aquarelles de K.A. Wilke :

Ci-dessous, guidon de cavalerie des compagnies des Gardes du Cardinal-Infante représenté d’après la description de “El Viaje del Infante Cardenal Don Fernando de Austria” (1635) :  “Yva delante la compania de la Guarda de arcabuzeros a cavallo con su capitan el marques de Orani, muy montada y armada ; luego siguio la luzida tropa de la Corte con zu Alteza, y tras su persona imediatamente enarbolado el guion, que era de seda carmosi bordado todo de oro, tenia de la una parte un Christo crucificado, y de la otra, nuestra senora de la concepcion. Tras el yva la compania de la guarda de lanças”.

Traduction : “La compagnie de la garde des arquebusiers à cheval marchait devant, avec son capitaine le marquis d’Oran, bien monté et armé. Puis suivait la cour avec son Altesse, et après sa personne était arboré le guidon, tout de soie cramoisie toute bordée d’or, avec d’un côté un Christ crucifié, et de l’autre notre dame de la conception. Puis suivait la compagnie de lanciers de la garde”.

Le Cardinal-Infante Ferdinand emmena avec lui 2 compagnies de gardes du corps (une de lanciers et une d’arquebusiers à cheval) dans son “voyage” de 1633-34 qui le mena à Nördlingen. Ces deux compagnies étaient alors commandées par le marquis d’Oran (el Marques de Orani) et comptaient 230 chevaux à elles deux. En mai 1634, alors que le Cardinal-Infant est à Milan, le chroniqueur dit que ces deux compagnies comptaient 150 hommes chacune et qu’elles étaient constituées en majorité de bourguignons.

Guidons de cavalerie espagnole d’après les tableaux de Snayers :

Guidons de cavalerie espagnole à Rocroi d’après les “trophées de Rocroy” de N. Cochin (interprétation) :

 

Guidon de cavalerie espagnole pris par les Suédois (Taille : 45 x 40 cm ; Armémuseum de Stockholm) :

Guidon de dragons espagnols pris par les Suédois (Taille : 53 x 60 cm ; Armémuseum de Stockholm) :

Stéphane Thion

Banderas de Tercios (2/2)

Banderas de Tercios (2/2)

Pour terminer cette série sur les banderas de tercios, voici quelques exemplaires reconstitués à partir du tableau de Dirk Van Delen représentant le Ridderzaal (“salle des chevaliers”) à la Haye (1651).

Ci-dessus : 2 banderas de tercios (à droite dans le tableau) ; d’après P. Picouet (2011).

La seconde bandera semble avoir servi de modèle à David Teniers le jeune pour son tableau réalisé entre 1640 et 1650 et  intitulé “un corps de garde”.

Ci-dessus : bandera de tercio apparaissant à gauche et au second plan du tableau, en 10 exemplaires dont 9 de couleur bleue.

Les compagnies devaient être distinguées par un signe particulier qu’il n’est pas possible d’identifier sur le tableau (d’après P. Picouet, 2011).

Ci-dessus : Bandera de tercio apparaissant à gauche dans le Ridderzaal.

Ci-dessus : Bannière particulière apparaissant à gauche dans le Ridderzaal : le motif est courant sur les guidons de cavalerie, mais sa taille est celle d’une bannière d’infanterie.

Ci-dessus : Une grande bannière présentée en deux exemplaires dans le tableau (à gauche et à droite).

La première version est juste une version numérisée et agrandie de ce drapeau. Dans la seconde version, le blason a été repris afin de le rendre plus visible.

 Stéphane Thion

Banderas de Tercios (1/2)

Banderas de Tercios (1/2)

Pour faire suite aux banderas de Rocroi, voici quelques banderas de tercios pour la période 1600-1635 :

Bandera de tercio en 1606 d’après le tableau du siège de Groenlo de Pieter Snayers

Bandera de tercio en 1625 d’après le tableau La reddition de Breda de D. Velazquez

Banderas de 3 compagnies d’un tercio en 1622 d’après le tableau Gonzalo Fernandez de Cordoba à la bataille de Fleurus de Vicente Caducho. Il s’agit probablement du tercio de Naples, commandé par Ibarra.

Bandera de tercio espagnol prise par les Suédois en 1633. Selon P. Picouet (2011), il pourrait s’agir du tercio Juan Diaz Zamorano de l’armée du duc de Feria (Armemuseum de Stockholm).

Bandera du tercio viejo de Sicilia (1534, source internet non identifiée).

    

Bandera du tercio viejo de Napoles (1534, source internet non identifiée).

Bandera du tercio viejo de Lombardia (1571) d’après Julio Albi de la Cuesta.

Stéphane Thion

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