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Mois : avril 2020

La bataille d’Allerheim ou Nördlingen (3 août 1645)

La bataille d’Allerheim ou Nördlingen (3 août 1645)

 

Ci-dessus : Condé (qui n’est encore que duc d’Enghien en 1645)

La bataille d’Allerheim est intéressante à plus d’un titre. Elle est probablement à l’origine d’un tournant dans la carrière de deux des plus grands généraux français. Il s’agit de la troisième bataille (après les deux journées de Fribourg en 1644) qui voit le duc d’Enghien et Turenne affronter, côte à côté, un des plus grands généraux bavarois : Gaspard de Mercy. Et ce sera la troisième bataille, après ces deux journées de Fribourg, a se terminer en de demi-succès (ou demi-échecs) même si la seconde journée de Fribourg et Allerheim sont considérées comme des victoires françaises, le champ de bataille restant à Enghien et Turenne. Fribourg et Allerheim seront en effet des victoires à la Pyrrhus (voire des boucheries, il ne restera que 1500 fantassins français opérationnels le lendemain d’Allerheim) face à Mercy, excellent général et, dans les deux cas, très bien retranché. La victoire d’Allerheim est par ailleurs probablement due à la mort de ce général, dès le début de la bataille.

Ces trois batailles sont intéressantes à double titre : (1) elles révèlent la formidable énergie du futur Condé et de Turenne ainsi que leur capacité à prendre des décisions. Rocroi fut la première bataille commandée par le duc d’Enghien et il était bien conseillé. Turenne obtient son premier grand commandement en 1643, en remplacement de Guébriant à la tête de l’armée d’Allemagne. Les années 1644 et 1645 sont donc de vrais tests et ces tests, contrairement aux apparences, sont plutôt réussis ; (2) en second lieu, Enghien comme Turenne vont énormément apprendre lors de ces deux années. La superbe victoire de Condé à Lens (1648) voit le duc devenu prince refuser d’attaquer un ennemi bien retranché et l’attirer en plaine. A l’issue d’une superbe campagne, l’année 1646 verra Turenne aller à l’aide des Suédois et mettre la Bavière à genou sans livrer une seule bataille. Un exploit peu connu et exceptionnel. Jetons donc un coup d’œil à cette bataille d’Allerheim, aussi appelée seconde Nördlingen, qui aura eu un impact majeur sur les carrières de ces deux superbes commandants.

Ci-dessus : Turenne

3 août 1645 : La bataille

Après sa défaite à Fribourg le général bavarois Mercy se retire vers Dinkelpuhel. Enghien et Turenne le suivent. Les escadrons de Mercy refluent devant l’armée française. Le 3 août 1645 vers 9 heures du matin, l’armée française débouche dans la plaine de Nördlingen. Mercy qui vient d’être rejoint par le corps impérial de Gleen (6 à 7 000 hommes), est persuadé que les français n’attaqueront pas ce jour-là. Il se retranche sur une montagne, à 400 pas derrière un ruisseau et le village d’Allerheim. Il place le corps impérial sur son aile droite, ses bavarois occupant le centre, derrière le village et sur l’aile gauche. Quelques mousquetaires commandés occupent l’église du village. A midi, l’armée française débouche dans la plaine. Le déploie va prendre du temps. L’intention du duc d’Enghien est de prendre le village afin de ne pas désarticuler ses deux ailes de cavalerie.

Il est 17 heures : le duc d’Enghien fait canonner le village puis il le fait attaquer par quelques bataillons de Marsin. Les premiers retranchements sont forcés mais les mousquetaires positionnés dans le village repoussent cette attaque par une violente décharge. Le duc d’Enghien, soutenu par Turenne, lance un second puis un troisième assaut, dont il prend la tête, sans plus de succès. Enghien a deux chevaux légers sous lui. Mercy s’écrit alors : Dieu a tourné la tête aux français, ils vont être battus ! Prenant la tête de l’infanterie, il attaque à son tour le village. Mais il est tué à la tête de ses hommes. Les Bavarois, rendus fous de rage par la mort de leur général, taillent l’infanterie française en pièces. Sur l’aile gauche bavaroise, la cavalerie de Jean de Werth charge et enfonce son homologue française. Grammont tente de stopper la cavalerie bavaroise en engageant la réserve de Chabot, sans succès. Sur l’aile gauche française, Turenne gravit la colline, malgré les décharges continuelles de leur artillerie, et charge l’aile droite bavaroise.

A l’aile gauche, Turenne gravit la montagne à la tête de 8 ou 9 escadrons mais se fait accueillir par un feu nourri. Il s’aperçoit alors que le centre et l’aile droite de l’armée française sont en déroute. Heureusement, de Werth se laisse emporter inconsidérément dans sa poursuite.  Après plusieurs charges, Turenne parvient à passer la première ligne bavaroise mais Gleen s’avance à la tête de la seconde ligne.

Il reste le corps hessois de Geyso. Turenne et Enghien lancent ce corps à l’attaque. Les escadrons et bataillons de Gleen sont rompus. Turenne retourne l’artillerie contre les Bavarois et prend les derniers défenseurs de flancs. Les régiments qui s’étaient retranchés dans l’église et le cimetière se rendent, les autres se retirent. C’est alors que Jean de Werth revient avec sa cavalerie victorieuse, mais il est trop tard.

À minuit, tout est fini. A une heure, de Werth profite de la nuit pour se retirer et regagner Donauwörth avec les restes de l’armée, poursuivi par Turenne. Toute l’aile droite française a été très malmenée. Trois à quatre milles hommes sont morts sur le champ de bataille. A l’inverse, l’aile droite bavaroise et impériale a beaucoup souffert. Mais globalement, les pertes françaises sont supérieures : « On fut quelques jours sans pouvoir mettre ensemble plus de douze ou quinze cents hommes de pied de toute l’infanterie française » écrira Ramsay dans les mémoires de Turenne.

 

L’armée alliée : 7800 fantassins en 20 bataillons (390 hommes par bataillon), 9200 cavaliers en 40 escadrons (230 chevaux par escadron) et 27 canons

L’armée de Condé comptait 3 contingents : les restes de l’armée d’Allemagne de Turenne (5,000 hommes), l’armée de France de Gramont (6,000 hommes) et l’armée Hessoise de Geiso (6,000 hommes), pour un total de 17 000 hommes. L’armée alliée compte au total 7800 fantassins (20 bataillons), 9200 cavaliers (40 escadrons) et 27 canons (vraisemblablement des nouvelles pièces de 4 ou de 8 livres).

Armée de France (Enghien) : 11 bataillons d’infanterie totalisant 3 300 hommes et 17 escadrons de cavalerie formés à partir de 11 régiments, pour un total de 2 700 chevaux.

Armée d’Allemagne (Turenne) : 3 bataillons d’infanterie totalisant 1500 hommes et 13 escadrons de cavalerie formés à partir de 10 régiments de cavalerie, pour un total de 3 500 chevaux.

Armée hessoise (Geiso) : 6 régiments d’infanterie formant 6 bataillons faisant 3 000 fantassins et 10 escadrons de cavalerie formés à partir de 6 régiments, pour un total de 3 000 chevaux. L’armée Hessoise a été formée à la fin de 1631 sur le modèle suédois (en termes d’organisation et de tactique de combat).

En moyenne, les bataillons français sont à 343 hommes et les escadrons français et weimariens à moins de 207 chevaux. Les bataillons hessois sont à 500 hommes et les escadrons à 300 chevaux.

Déploiement de l’armée, de gauche à droite :

Aile gauche française (Turenne)

Première ligne : 7 escadrons de cavalerie des régiments Russwurm (weimariens, 1 esc), Mazarin (allemands, 1 esc), Taupadel (weimariens, 1 esc), Tracy (1 esc), Turenne (franco-allemands, 1 esc), Oysonville (1 esc) et Beauveau (1 esc).

Seconde ligne : 5 escadrons des dragons de Rosen (weimariens) et des régiments de cavalerie weimariens Alt-Rosen, Fleckenstein et Kanoffsky (2 escadrons).

Troisième ligne : 2 escadrons des régiments de cavalerie weimariens Ohm et Betz, et corps hessois de Geiso : 2 escadrons du régiment de cavalerie Rauchhaupt, 2 escadrons du régiment de cavalerie Schwer, 6 bataillons d’infanterie des régiments Franc, Lopez, Uffel, Wrede, Staufer et Kotz, 2 escadrons de cavalerie du régiment Bruckhurst, 2 escadrons du régiment Groot, 2 escadrons des gardes du corps de Geiso.

Centre (Enghien) :

Première ligne : 7 bataillons d’infanterie des régiments Bellenave, Oysonville, Mazarin français, Mazarin italien, Conti, Enghien et Persan.

Seconde ligne : 3 bataillons d’infanterie des régiments Gramont, Le Havre et Montausier.

Troisième ligne : 3 escadrons de gendarmes.

Aile droite (Gramont) :

Première ligne de cavalerie : 1 escadron de gardes du corps d’Enghien et 1 escadron de carabins d’Arnaud.

Seconde ligne de cavalerie :  6 escadrons des régiments de cavalerie Gramont, Mazarin (2 escadrons), et Enghien (3 escadrons).

Troisième ligne de cavalerie : 4 escadrons des régiments de cavalerie Gramont, Chambre, Boury, et La Clavière

Quatrième ligne, corps de Chabot (4 bataillons et 4 escadrons) : 2 escadrons de cavalerie weimarienne Neu-Rosen, 4 bataillons d’infanterie des régiments Trousses, Wahl (irlandais), Fabert, et de la garnison de Lorraine, et 2 escadrons du régiment de cavalerie Marsin.

Remarque : selon une carte allemande que vous trouverez ci-dessous, la cavalerie du centre et de l’aile droite française est placée de façon légèrement différente.

 

Pour LM Tercios, tous les bataillons d’infanterie alliés (y compris hessois) sont des bataillons réformés modernisés (musket only).

Les escadrons de cavalerie sont tous des escadrons de demi-cuirassés modern cavalry demi-cuirassiers (voir extension Kingdom) à l’exception des escadrons de gardes et de gendarmes qui sont modern cavalry gendarmes (voir extension Kingdom) et les carabins qui sont mounted arquebusiers.

Les 27 pièces d’artillerie peuvent être simulés par 5 canons légers (light artillery).

Quelques drapeaux (supposés) de régiments d’infanterie présents à Allerheim :

Mazarin-Italien (ex-Languedoc)

Montausier

Enghien

Mazarin-français

 

Persan

Conti

 

L’armée bavaroise : 8800 fantassins en 14 bataillons (630 hommes par bataillon), 7200 cavaliers en 39 escadrons (185 chevaux par escadron) et 28 canons

L’armée bavaroise et impériale compte au total 16 000 hommes (4,500 impériaux et 11,500 bavarois) dont 8,800 fantassins, 7,200 cavaliers et 28 canons. Elle se décompose en 14 bataillons soit 630 hommes par bataillon (7 bataillons bavarois et 7 impériaux) et 39 escadrons (31 escadrons bavarois et 8 impériaux) de 185 chevaux en moyenne.

Déploiement de l’armée, de gauche à droite :

Aile gauche (de Werth) :

Première ligne : 9 escadrons de cavalerie : Lapierre (cuirassiers bavarois, 2 escadrons), Sporck (arquebusiers bavarois, 2 escadrons), Fleckenstein (cuirassiers bavarois, 2 escadrons) et de Werth (arquebusiers bavarois, 2 escadrons).

Seconde ligne : 8 escadrons de cavalerie : Sporck (arquebusiers bavarois, 2 escadrons), Fleckenstein (cuirassiers bavarois, 1 escadron), Salis (demi-cuirassiers bavarois, 2 compagnies), de Werth (arquebusiers bavarois, 1 escadron).

Troisième ligne à l’extrême gauche : Lapierre (dragons bavarois, 2 escadrons).

Des unités d’infanterie se trouvent dans le château d’Allerheim (à l’extrême gauche), et dans le village d’Hunnerberg (derrière les dragons de Lapierre) : 2 bataillons des régiments bavarois de Winterscheid et Puech occupaient le château d’Allerheim.

Centre (Mercy) :

Première ligne (en retrait, entre les deux premières lignes des ailes de cavalerie) : 7 bataillons : Royer (bavarois), Kolb (bavarois), Halir (impériaux), Gold (bavarois), H. de Mercy (bavarois), Cobb (bavarois), Bournonville-Hennin (impériaux polonais).

3 bataillons des régiments impériaux de Ruischenberg, Marimont et F. Mercy se trouvent dans le village d’Allerheim.

Seconde ligne (un peu en arrière des secondes lignes des ailes) : 6 escadrons de cavalerie :  Salis (demi-cuirassiers bavarois, 1 escadron), Jung-Kolb (arquebusiers bavarois, 2 escadrons), Gil de Haas (cuirassiers impériaux, 1 escadron), et compagnies franches bavaroises (2 escadrons).

Aile droite (Gleen) :

Première ligne : 10 escadrons de cavalerie et 2 bataillons d’infanterie : croates de Marcovich (impériaux, 1 escadron), Hollstein (cuirassiers impériaux, 2 escadrons), Hyller ou Heillen (2 escadrons), Gayling (cuirassiers bavarois, 2 escadrons), Cosalky (arquebusiers bavarois, 2 escadrons), Alt-Kolb (cuirassiers bavarois, 2 escadrons), régiments d’infanterie Plettenberg (impériaux, 1 bataillon) et Mandesloe (impériaux, 1 bataillon).

Seconde ligne : 6 escadrons de cavalerie : Hollstein (cuirassiers impériaux, 1 escadron), Hyller ou Heillen (1 escadron), Gayling (cuirassiers bavarois, 1 escadron), Stahl (cuirassiers bavarois, 2 escadrons), Alt-Kolb (cuirassiers bavarois, 1 escadron).

Les 28 canons se répartissent probablement en 4 demi-canons de 24, 6 demi-couleuvrines de 12, 12 faucons de 5 et 6 fauconneaux de 2-3 livres. Ils étaient déployés en 7 batteries : 1 de 6 pièces dans Allerheim, 1 de 5 sur le Weinberg, 1 de 3 dans le château, 1 de 4 pièces avec Werth, 1 de 3 pièces avec le centre d’infanterie et 2 batteries de 4 et 3 pièces avec la cavalerie de Gléen. Les 4 dernières étaient probablement les faucons et fauconneaux.

Pour LM Tercios, les 18 bataillons d’infanterie sont classic squadron modernised, musket only. Il est possible de passer les bataillons d’infanterie en large squadron afin de simuler la différence de taille moyenne entre bataillons bavaro-impériaux et franco-hessois mais cela risque de déséquilibrer la partie, l’infanterie de Mercy étant déjà bien retranchée. L’infanterie bavaroise est ainsi covered et protected et l’artillerie est fortified.

Les escadrons de cuirassiers sont cuirassiers, pistol, les escadrons de demi-cuirassés sont modern cavalry demi-cuirassiers (voir extension Kingdom) et les régiments d’arquebusiers à cheval sont mounted arquebusier, arquebus & pistol. Il est très probable que la distinction entre régiments de cuirassiers et d’arquebusiers montés ne soit plus qu’administrative et que l’ensemble des régiments soient équipé comme des demi-cuirassiers (déjà, dans les années 1630s, des régiments d’arquebusiers étaient mieux équipés que certains régiments de cuirassiers) : si vous convenez de cette hypothèse, passez tous les régiments en modern cavalry demi-cuirassiers. Les escadrons de croates sont light horse.

Les 28 pièces d’artillerie peuvent être simulées par 5 pièces d’artillerie : une heavy artillery, 3 medium artillery et une light artillery.

Bien sûr, au vu des effectifs, vous pouvez diviser les effectifs ou le nombre d’unités par 2 ou 3.

Pour les éléments du champ de bataille, je vous laisse vous inspirer des cartes ci-dessous.

 

Stéphane Thion

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La bataille de Lens (20 août 1648)

La bataille de Lens (20 août 1648)

Après la prise d’Ypres, Condé campe à Béthune et fait sa jonction avec le corps d’Erlach (4 000 hommes). De son côté, l’archiduc Leopold, après avoir pris Courtrai, marche sur Lillers puis Lens. L’armée espagnole campe alors, bien retranchée derrière le ruisseau qui va à Arras.

Condé, « se réjouissant » de la présence des ennemis en plaine, traverse la Lys.

« Son altesse en marchant fit trois lignes de ses troupes qui faisaient tout au plus vingt mille hommes et tout au moins dix-huit  ; il mit à la première les gardes, Picardie et les régiments de l’armée d’Erlach et pour cavalerie tous les gendarmes tant du Roy que des princes et toutes les compagnies de gardes des généraux ; la seconde ligne était en pareille disposition et notre cavalerie légère commandée par Guiche ( ?), monsieur d’Erlach demeura pour troisième ligne et corps de réserve ; Mr de Cossé menait une bande d’artillerie. A la première ligne il les faisait marcher aussi vite que les troupes ; nous allâmes en cet équipage montrer notre armée à Mr l’archiduc qui était bien couvert de ses lignes devant lesquelles nous nous arrêtâmes à un jet de pierre près, et y demeurâmes tout le jour, les officiers d’infanterie de la première ligne jouant et sautant au « saut de l’allemand » toute la journée sans (être) autrement alarmé » écrit alors un gazetier, témoin anonyme de la bataille. Ce témoin ajoute par ailleurs que « Il est à remarquer que Mr le prince avait tant parlé des troupes d’Allemagne lesquelles ne tiraient jamais les premiers et obligeaient leurs ennemis à faire leur décharge puis à fuir devant eux que chaque officier s’était mis cela en tête, et bien que cela ne fut dit qu’à l’égard de la cavalerie, néanmoins l’infanterie s’y fit presque partout un point d’honneur de ne point tirer ».

Condé feint alors une retraite vers Béthune, pour tenter de déloger l’Archiduc. « Mr le Prince résolut quand le jour serait venu de se retirer en un village nommé Loo auquel touchait notre arrière garde afin de repaître et dit tout haut qu’en quelque temps que l’archiduc marchait, qu’il le combattrait assurément et ainsi il se mêla à l’affaire publiquement quoique pique qui contribua particulièrement au grand fait d’arme du jour suivant » témoigne le rédacteur de cette petite relation de la bataille avant de poursuivre un peu plus loin : « Voici ce coup de maître que fit notre héros (ndla : de Condé !), ce qu’il ne nous ai fait entendre par la comparaison du jeu d’escrime ou ne nous ai dit que durant que le moins docte bat du pied sans se débander le savant prend un temps et loge sa botte à plaisir ».

Beck tombe effectivement dans le panneau, et réussit à convaincre l’Archiduc de se lancer à la poursuite des Français. Le 20 août à 8 heures du matin, alors qu’elle franchit la crête d’un vallon, l’armée espagnole découvre les Français qui lui font face. Condé « ne fit que faire à gauche, en remarchant droit aux ennemis, lesquels étaient bien en bataille chacun en particulier mais n’étaient point en ordre de bataille mais en colonne pour s’y mettre ». Surpris, l’Archiduc range ses troupes en bataille. L’artillerie française ouvre le feu. Les Espagnols mettent en hâte leurs pièces en batterie. L’artillerie française, bien moins nombreuse (18 pièces contre 38) mais mieux préparée, fait des ravages dans les rangs ennemis.

L’aile droite française et la cavalerie de Lorraine s’avancent alors l’une contre l’autre. Les deux ailes se font face à 10 pas : les Lorrains ouvrent le feu. Les Français chargent et enfoncent la première ligne ennemie commandée par le prince de Salm. Ligneville engage alors sa seconde ligne, puis Condé en fait de même. Pendant ce temps, l’aile gauche connait le même dénouement : la cavalerie de Grammont attend la décharge ennemie, puis charge l’aile droite espagnole. Au même moment, l’infanterie des deux batailles, marchent l’une vers l’autre et s’arrêtent à portée de tir. Au centre de la ligne, les deux bataillons des Gardes Françaises et le bataillon des Gardes Suisses enfoncent trois bataillons ennemis. Mais Beck contre-attaque, avec infanterie et cavalerie, et écrase les trois bataillons des Gardes : « Là le régiment des gardes pour avoir fait sa salve le premier fut taillé en pièces, et le régiment de Picardie qui ne voulut point tirer défit sept régiments entre lesquels était celui qui avait tué le régiment des gardes ; les régiments qu’avait amené Erlach qui étaient Nettancourt, Vaubecourt et autres ne tirèrent non plus que Picardie » écrit notre témoin. Les escadrons de cavalerie français, en sous-nombre, viennent se reformer derrière Picardie entre deux charges.

Châtillon lance alors sa seconde ligne et ses gendarmes pour recueillir les bataillons décimés. Les Espagnols refluent. Voyant le centre espagnol repoussé, d’Erlach choisit de seconder Condé, prenant de flanc la seconde ligne des Lorrains. Tout le front espagnol lâche pied. Au centre, la seconde ligne de l’Archiduc ne peut changer le cours des choses : elle est entraînée dans la retraite. L’infanterie espagnole, dernier rempart, ne résistera pas longtemps : elle se joint à la retraite générale.

L’armée d’Espagne laisse 3 000 morts sur le terrain et 5 000 prisonniers. L’armée française compte 1 500 hommes hors de combat. Le corps des officiers des Gardes Françaises y payera un lourd tribu : les quinze capitaines présents sont tous morts ou blessés.

La victoire de Lens sera la plus achevée et donc probablement la plus belle des victoires de Condé durant la guerre de Trente ans. C’est la première bataille où le plan fut réellement précis, réglé par lui-même dans tous ses détails, et où il a réellement tiré parti de son artillerie.

Ordres de bataille :

Armée française (Condé) : 16 000 hommes en 12 bataillons d’infanterie (10 000 fantassins soit 833 hommes par bataillon) et 40 escadrons de cavalerie (6 000 chevaux, soit 150 chevaux par escadron), 18 canons légers.

Aile droite de cavalerie (Condé, Villequier et Noirmoutiers) :

Première ligne (Villequier et Noirmoutiers : 9 escadrons formés des régiments Gardes de Condé , Son Altesse Royale (duc d’Orléans, 2 escadrons), La Meilleraye (ou Grand-Maïtre), Saint-Simon, Bussy, Streif, Harcourt le Vieux et Beaujeu.

Seconde ligne (Arnaud) : 8 escadrons formés des régiments Chappes (2 escadrons), Coudray, Saarbrück Allemand, Vidame d’Amiens et La Vilette (ex-Gassion, 2 escadons).

Centre d’infanterie (Châtillon et Cossé-Brissac) :

Première ligne (Cossé-Brissac) : 2 batteries d’artillerie et 7 bataillons d’infanterie formés des régiments Picardie et Son Altesse Royale en un bataillon, Erlach-Allemand et Pernol en un bataillon, Gardes Suisses, Gardes françaises (en 2 bataillons), Gardes écossaises, Persan

Deuxième ligne (Châtillon) : 6 escadrons de Gendarmes (formés par les gendarmes de Condé, chevaux-légers de Condé, gendarmes de Choubert, gendarmes de la Reine, gendarmes du Roi, chevaux-légers du Roi, gendarmes d’Enghien, gendarmes S.A.R, gendarmes de Conti, chevau-légers de Conti, chevau-légers d’Enghien, gendarmes de Longueville, gendarmes de Marsillac).

Troisième ligne : 5 bataillons d’infanterie formés des régiments La Reine (y compris 300 hommes de la garnison de La Bassée), Erlach-français, Razilly, Mazarin-Italien, Conti et Condé.

Aile gauche de cavalerie (Gramont et La Ferté-Senneterre) :

Première ligne (La Ferté-Senneterre) : 9 escadrons formés des carabins d’Arnaud et gardes de la Ferté-Senneterre et de Gramont (un escadron), des régiments Cardinal Mazarin (2 escadrons), Gramont (2 escadrons), La Ferté-Senneterre (2 escadrons), et Biens (Allemand, ex-Zillart, 2 escadrons).

Seconde ligne (Plessis-Bellière) : 8 escadrons formés des régiments Roquelaure, Gesvres, Lillebonne,  Noirlieu (ex-Vatimont, 2 escadrons), Meille et Chemerault.

Réserve de cavalerie d’Erlach : 5 escadrons formés des régiments Erlach, Sirot, et Ruvigny.

 

Les régiments bataillons d’infanterie français sont des bataillons réformés modernisés (musket only). Les bataillons de Gardes françaises, Gardes suisses, Gardes écossaises et Picardie sont veterans. Les escadrons de cavalerie sont des escadrons de demi-cuirassés modern cavalry demi-cuirassiers (voir extension Kingdom) et les escadrons de gendarmes sont modern cavalry gendarmes  (voir extension Kingdom). Les 18 canons peuvent être simulés par 3 canons légers (light artillery).

 

Armée espagnole (Archiduc Leopold secondé par Fuensaldana) : 20 000 hommes en 16 bataillons/escadrons d’infanterie (12 000 fantassins soit 750h par bataillon) et 62 escadrons de cavalerie (8 000 chevaux soit 130 chevaux par escadron), 38 canons.

Aile droite de cavalerie (Prince de Ligne et Bucquoy) :

Première ligne : 12 escadrons formés des régiments Bucquoy (Allemands), Savary (Allemands), prince de Ligne (Wallons), del Brouck (Allemand) et compagnies de Ris (Wallons) et Meinssague (Wallons).

Seconde ligne : 12 escadrons formés des compagnies Sandoy (Wallons), Scandalberg (Wallons), Erland (Wallons), Gonni (Wallons), Hurc (Wallons), Scalar (Wallons).

Centre d’infanterie (Beck et Saint-Amour) :

Première ligne : 2 escadrons de croates, 3 batteries d’artillerie, 10 escadrons/bataillons d’infanterie et 4 escadrons de cuirassiers : tercio de Solis en un escadron ;  tercios de Boniface et Desa en un escadron ; 4 escadrons du régiment de cuirassés de Salm (lorrains) ; tercios de Monroy et Beck (allemands) en un escadron ; tercios de Lannoy, La Motterie et Grosbandon (wallons) en un escadron ; 3 petits escadrons de cuirassés Saint-Amour ; tercio de Vargas (espagnols) en un escadron ; tercios de Bentivoglio et Guasco (italiens) en un escadron ; 3 petits escadrons des cuirassés de Diego ; régiment de Touvenin et tercio de Silly (lorrains) en un escadron* ; régiment de Clinchcamp (lorrains) et tercio de Marais (irlandais) en un escadron* ; 4 petits escadrons de cuirassés de Miguel (wallons) ; tercios de Sinot et Plunkett (irlandais) en un escadron* ; régiments de Remion et l’Huilier (lorrains) en un escadron*.

*Les escadrons d’infanterie marqués d’une étoile n’ont pas de piquiers.

Deuxième ligne : 2 escadrons de cuirassés (gardes de Fuensaldana et de l’Archiduc, régiment de Fuensaldana).

Troisième ligne : 6 escadrons/bataillons d’infanterie : régiments Verduisant et Gondrecourt (lorrains) en un escadron ; régiments Wanghen et Arias (allemands) en un escadron ; régiments Hous et Chastelain (allemands et lorrains) en un escadron ; régiments Berlau et Anselm (allemands et anglais) en un escadron, tercio de Toledo (espagnols) en un escadron ; tercios de Bruay et Crevecoeur (wallons) en un escadron.

Aile gauche de cavalerie (Salm et ligniville) :

Première ligne : 10 escadrons formés des régiments de Luneville (wallons), prince Louis de Savoie (wallons), Garnier (wallons), Toledo (wallons) et Bastin (wallons).

Deuxième ligne 10 escadrons formés des régiments de Jaeger de Montauban (fusiliers à cheval lorrains), Ligniville (lorrains), châtelet (lorrains), Hacquefort (lorrains), Fauge (lorrains), Mondragon (lorrains) et Montmorency (lorrains).

 

Les bataillons/escadrons d’infanterie espagnols et wallons sont tercio modernised depleted (1) et classic squadron modernised musket only (pour les régiments allemands) (1). Les quatre régiments de mousquetaires (marqués d’une*) shot company musketeers. Les escadrons de cavalerie sont des escadrons de demi-cuirassés modern cavalry demi-cuirassiers (voir extension Kingdom) sauf les quelques escadrons de gardes qui sont cuirassiers. Les escadrons de croates sont  light horse. Les 38 canons peuvent être simulés par 3 canons moyens (medium artillery) et 4 canons légers (light artillery).

(1) Les bataillons/escadrons “espagnols”semblent en réalité plus petits que les français (750 hommes par bataillon contre 833 pour les français). Et il est peu probable qu’en 1648, les tercios soient encore équipés d’arquebuses. Un tercio/régiment espagnol ou allié de 1648 serait donc mieux simulé par un classic squadron modernised musket only voire un reformed battalion modernised – la principale différence entre ces deux derniers étant le facteur de défense contre l’artillerie (4 au lieu de 3) – que par un tercio. Malheureusement la règle LM Tercio ne le prévoit pas.

Pour une meilleure simulation, je vous suggère néanmoins de jouer les escadrons/bataillonsde tercios et régiments alliés comme  reformed battalion modernised, comme leurs adversaires français.

Les bataillons d’infanterie français sont moins nombreux (12 français vs 16 espagnols) et de taille équivalente (833 hommes en moyenne pour les français et espagnols, ces derniers ayant 4 bataillons sans piquiers pouvant être comptés à 500 hommes). De même, les escadrons de cavalerie français sont moins nombreux (40 français vs 62 espagnols) mais un peu plus gros (150 chevaux en moyenne pour les français et 130 chevaux pour les Espagnols). En réalité, les escadrons de cavalerie espagnols au centre sont plus petits et ceux des ailes plus importants et probablement équivalents aux français. Pour équilibrer et prendre en compte ces différences, il vous suffit d’aligner un seul escadron de Croates (et non deux), et de ne placer que 9 escadrons de cuirassiers au centre : huit en premières lignes placés deux à deux et intercalés avec les tercios et un en seconde ligne.

Ci-dessous : disposition des bataillons et escadrons pour rejouer la bataille de Lens.

Au vu des effectifs, n’hésitez pas à diviser par 2 ou 3 le nombre d’unités.

Et pour terminer, quelques drapeaux de régiments présents à la bataille :

Ci-dessus : Gardes Françaises (deux versions correspondant à 2 compagnies différentes)

Ci-dessus : Gardes Ecossaises

Picardie

 

Persan (supposé)

Condé (supposé)

Mazarin-italien (supposé)

Stéphane Thion

 

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La bataille de Nieuport (2 juillet 1600)

La bataille de Nieuport (2 juillet 1600)

Bataille de Nieuport, 2 juillet 1600 lors de la Guerre de Quatre-vingt ans par Sébastien Vrancx (1573–1647)

En 1599, le conseil des États, cherchant à profiter de la faiblesse du gouverneur des Pays-Bas espagnols, l’Archiduc Albert, conséquence des mutineries qui ont éclaté dans l’armée des Flandres, demande à Maurice de Nassau d’intervenir sur la côte maritime. Le prince d’Orange débarque alors près du Sas van Ghent et marche sur Nieuport, avec une armée de 11 à 12 000 hommes. Mais   l’Archiduc Albert va réagir rapidement, menant une force équivalente, dont 1 400 mutins (800 fantassins et 600 cavaliers), et prenant des avant-postes autour d’Oostende. Maurice de Nassau, surpris, parvient à fortifier le pont de Leffigen.

Le 2 juillet à l’aube, l’avant-garde espagnole reprend le pont de Leffigen et débouche sur les dunes de Nieuport.  Maurice de Nassau accepte la bataille. Après-midi, les Espagnols attaquent l’avant-garde hollandaise, constituée des anglais de Veer, sans parvenir à les déloger. L’Archiduc Albert lance alors son corps de bataille dans l’action mais les anglais résistent toujours. La première ligne de Maurice finit par céder, après plusieurs assauts espagnols. Mais sur le flanc gauche espagnole, la cavalerie espagnole est battue. Alors que l’infanterie espagnole progresse, Maurice de Nassau lance sa réserve : 300 cuirassés vont charger avec succès, surprenant l’infanterie espagnole qui commence à reculer. L’infanterie française et hollandaise qui accompagne cette charge de cavalerie, fait alors refluer l’infanterie espagnole.

L’Archiduc perdra 3 600 tués, blessés et prisonniers dans la bataille, Maurice de Nassau perdant pour sa part près de 2 500 hommes, dont 1 000 au pont de Leffigen.


L’armée des Pays-Bas

Général en chef : Maurice de Nassau, prince d’Orange

Avant-garde (aile gauche) – comte Louis de Nassau

Cavalerie : 3 compagnies de cuirassiers en une troupe (Louis de Nassau, Maurice de Nassau & Henri Frédéric de Nassau), 3 compagnies de cuirassiers en une troupe (Marcelis Bacx, Paul Bacx & la Salle) et 2 compagnies de carabins/arquebusiers à cheval (Penny & Battenborch), pour un total de 8 cornettes ou compagnies.

Infanterie :  3 régiments d’infanterie (deux régiments anglais, Francis et Horatius Veer, de 13 & 11 compagnies, un régiment frison, Guillaume de Nassau de 17 compagnies) et 2 compagnies de gardes (prince Mauride de Nassau & comte Hohenlo), en 9 bataillons (4 Anglais, 4 Frisons & Gardes de Nassau).

Artillerie : 2 couleuvrines.

Bataille (centre) – comte George Evrard de Solms

Cavalerie :

Cavalerie : 4 compagnies de cuirassiers (George Everard de Solms, Frédéric de Solms, Jean Bacx, Cloet) en une troupe et 3 compagnies de cuirassiers en une seconde troupe (Godard de Bale, Vere, Cecilieu), le tout faisant 7 compagnies. Cloet & Cecilieu sont peut-être des compagnies de carabins.

Infanterie : un régiment wallon (comte Henri Frédéric de Nassau à 9 compagnies), un régiment suisse à 4 compagnies suisses, un régiment français (Dommerville, à 12 compagnies), le tout en 3 bataillons.

Artillerie : 1 fauconneau.

Arrière-garde – Olivier van der Tempel

Cavalerie : 3 compagnies de cuirassiers (Harangier, Hamelthon & Couteler). Les 3 compagnies sont regroupées en un escadron (cuirassiers).

Infanterie : 3 régiments d’infanterie (Ernest de Nassau à 13 compagnies, Gistelles à 8 compagnies & Huctenbrouck à 7 compagnies), le tout en 4 bataillons (2 hollandais & 2 allemands).

 

L’armée de Maurice compte 10 000 fantassins en 17 bataillons, 1 200 cavaliers en 19 cornettes et 6-8 pièces d’artillerie. Un bataillon d’infanterie comprend 50% de piques et 50% de tireurs. Les tireurs sont équipés pour 1/3 d’arquebuses et pour 2/3 de mousquets.

Les bataillons d’infanterie sont des batailllons réformés., les escadrons de cuirassiers sont cuirassiers (pistolet), les carabins/arquebusiers sont arquebusiers montés.

Echelle de réduction : Pour l’infanterie, prendre un bataillon réformé pour deux bataillons réels (8 bataillons dont 4 à l’avant-garde, 2 à la bataille et 2 à l’arrière-garde) et un escadron pour 6 compagnies/cornettes de cuirassiers/arquebusiers (3 escadrons de cavalerie soit 1 escadrons de cuirassiers à l’avant-garde, 1 escadrons de cuirassiers à la bataille et 1 escadron de cuirassiers à l’arrière garde). Pour l’artillerie, prendre deux artilleries moyenne.

 

L’armée Espagnole

Général en chef : Archiduc Albert d’Autriche

Avant-garde (aile droite) – François de Mendoza, Admirant d’Aragon

Infanterie (centre) : un escadron formé des mutins de divers tercios.

Cavalerie aile gauche : une compagnie de lanciers et une compagnie d’arquebusiers à cheval formant un escadron de lanciers.

Bataille (centre) – Archiduc Albert

Infanterie (centre) : un escadron composé des tercios de Monroy & de Villar et un escadron composé des tercios de Zapena & d’Aquino.

Cavalerie (centre) : les 3 compagnies de gardes de l’Archiduc soit 1 compagnie de cuirassiers, 1 compagnie de lanciers et 1 compagnie d’arquebusiers à cheval, formant un escadron de cuirassiers.

Artillerie : 2 couleuvrines.

Arrière-garde (aile gauche) – comte de Bucquoy

Infanterie (centre) : un escadron formé des tercios de Bostock (Irlandais), de Bucquoy et de la Bourlotte (Wallons).

Cavalerie de l’aile gauche : 4 compagnie d’arquebusiers à cheval, 4 compagnie de lanciers et 4 compagnies de cuirassiers sur 3 lignes. Soit un escadron d’arquebusiers, un de lanciers & un de cuirassiers.

 

L’armée espagnole compte 6 800 fantassins (dont 800 mutinés) en 4 escadrons de 1 600 à 1 800 hommes, 1 000 à 1 200 cavaliers (dont 600 mutinés) en 17 compagnies de 60-70 chevaux par compagnie et 4-6 pièces d’artillerie.

Les quatre escadrons espagnols sont tercios et field square (option de les passer tercios viejos field square pour équilibrer les budgets). Les cuirassiers sont cuirassiers, les lanciers sont cuirassiers avec lances, les arquebusiers montés sont arquebusiers montés.

Echelle de réduction : prendre un escadron d’infanterie (tercio) pour un réel et un escadron de cavalerie pour 6 compagnies (400 chevaux) soit 1 escadron de lanciers, 1 escadron de cuirassiers et 1 escadron d’arquebusiers montés (à répartir comme vous le souhaitez dans les différents corps). Pour l’artillerie, prendre 2 artilleries moyennes.

Pour les généraux :selon votre choix, à adapter afin d’équilibrer les budgets des deux armées.

Stéphane Thion

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Armée Franco-Weymarienne de Turenne

Armée Franco-Weymarienne de Turenne

Et voici, mal photographiée, mon armée franco-weimarienne de Turenne. Figurines 28mm Perry, Warlord Games, Old Glory et quelques Wargames Foundry.

Régiments d’infanterie : La Couronne, Montausier, Mazarin-Italien, Melun plus un régiment weimarien. Le drapeau du régiment de Melun a été inventé.

 

Et la cavalerie franco-weimarienne, avec Turenne.

Note : les bases ne sont pas celles préconisées par la règle ! Un bataillon d’infanterie est composé de 3 bases de 6×6 cm et un escadron de cavalerie comprend 2 bases de 6×6 cm.

Ce soclage est plus compatible avec les autres systèmes de règles. Et surtout, ça a plus de gueule !

De fait, une partie LM Tercios avec ces soclages exige une plus grande table…

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