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Catégorie : Les drapeaux

Drapeaux saxons (1631-34)

Drapeaux saxons (1631-34)

Tous les drapeaux ci-dessous sont d’après J. Belaubre :

Ci-dessus : drapeaux de 3 compagnies du régiment de Schwalbach

Ci-dessus : drapeaux de 3 compagnies du régiment Starschadel (le premier est celui de la compagnie colonelle)

Ci-dessus : drapeaux de 3 compagnies du régiment Löser (le premier est celui de la compagnie colonelle)

Ci-dessus : drapeaux de 2 compagnies du régiment Vitzthum (le premier est celui de la compagnie colonelle)

Ci-dessus : drapeau d’un régiment non identifié.

Ci-dessus : 2 drapeaux d’un régiment non identifié (le premier est celui de la compagnie colonelle).

        Ci-dessu : 2 drapeaux provenant de 2 régiments non identifiés différents.

 

Stéphane Thion

Guidons bavarois de la Ligue Catholique

Guidons bavarois de la Ligue Catholique

Ci-dessus : guidon des gardes de Tilly à Breitenfeld (d’après K.A. Wilke et un exemplaire de l’Armémuseum de Stockholm). Je n’ai que l’aperçu d’un des deux côtés de ce guidon qui avait des motifs différents sur l’avers et le revers.

Guidon de cavalerie bavaroise (?) d’après un exemplaire de l’Armémuseum de Stockholm.

Ci-dessus : guidons bavarois d’après K.A. Wilke

Ci-dessus : guidon de cavalerie bavaroise (Armémuseum de Stockhom, taille réelle : 57 x 49cm)

 Ci-dessus : guidon de cavalerie aux armes de Pappenheim, appartenant peut-être à ses gardes du corps (Armémuseum de Stockholm) ; les armes de Pappenheim ont été rajoutées en surimpression afin d’être plus visibles.

Ci-dessus : reconstitution possible du guidon des dragons de Pappenheim, d’après un modèle comparable de l’Armémuseum de Stockholm.

Stéphane Thion

Drapeaux bavarois au sein de la Ligue Catholique

Drapeaux bavarois au sein de la Ligue Catholique

L’armée de la Ligue Catholique, commandée par le lieutenant général comte Jean Tserclaes de Tilly entre 1620 et 1632, était composée essentiellement de bavarois, de wallons, de troupes allemandes recrutées dans les principautés allemandes et bien sûr d’unités imériales. Le corps espagnol de Cordoba se joignit à cette armée à plusieurs occasions (batailles de la montagne blanche, de Wimpfen, et d’Hochst).

Voici quelques drapeaux appartenant à des régiments ayant appartenu à cette armée :

Ci-dessus : 2 drapeaux du régiment Alt-Tilly en 1632 selon plusieurs sources (e.g. Hostorischer Bilderdienst, 2009). K.A. Wilke attribue pour sa part celui de couleur bleue à une compagnie de Schützen (chasseurs) du régiment Pappenheim en 1642. Je ne crois pas à cette seconde hypothèse. Le premier régiment Pappenheim, qui deviendra Alt-Pappeheim, levé en 1621, était bavarois (voir les drapeaux de ce régiment plus bas dans cet article). En 1631, avant la mort du comte Gottfried Hendrich von Pappenheim à Lützen (1632), il semble qu’un autre régiment d’infanterie Papenheim ait été levé, de recrutement allemand. Ce régiment était encore actif en 1642 mais il s’agissait alors d’un régiment impérial et non plus bavarois. De fait, les drapeaux de ce nouveau régiment auraient dû arborer soit la croix bourguignonne, soit l’aigle impérial, soit le sigle de l’empereur Ferdinand III (FIII). La version jaune est une copie d’un exemplaire détenu à l’Armémuseum de Stockholm.

Ci-dessus : drapeaux de 2 compagnies du régiment Jüng-Tilly (Armémuseum de Stocholm)

Le “M” est celui de Maximilien Wittelsbach, Duc-Electeur de Bavière.

Ci-dessus : 4 drapeaux de régiments bavarois d’après des copies réalisées en 1677 (Armémuseum de Stockholm) ; les 2 derniers appartiennent très probablement à 2 compagnies d’un même régiment.

Ci-dessus : drapeau d’une compagnie d’un régiment bavarois (probablement une autre compagnie du même régiment que celui juste au-dessus), d’après K.A. Wilke.

Ci-dessus : drapeau d’une compagnie d’un régiment de la ligue catholique (probablement du régiment Herbersdorf).

Ci-dessus : drapeau d’une compagnie du régiment bavarois de Fürstenberg ou de Fugger d’après K.A. Wilke.

Drapeau d’une compagnie d’un autre régiment bavarois d’après K.A. Wilke.

Drapeau probablement bavarois d’après une copie réalisée en 1677 (Armémuseum de Stockholm). Peut-être une unité montée.

Ci-dessus : 3 drapeaux de compagnies (parmi les 10) du régiment d’infanterie de Pappenheim.

Ci-dessus : Très beau drapeau d’un régiment bavarois (Arméemuseum de Stockholm).  Selon K.A Wilke, il s’agirait du drapeau d’un régiment de dragons. Au vu de la forme et de la taille du drapeau, je doute de cette hypothèse.

Ci-dessus : guidon des gardes de Tilly à Breitenfeld (Armémuseum de Stockholm). Je n’ai que l’aperçu d’un des deux côtés de ce guidon qui avait des motifs différents sur l’avers et le revers.

Stéphane Thion

Guidons de cavalerie saxonne

Guidons de cavalerie saxonne

Quelques guidons de cavalerie de Saxe-Electorale d’après K.A. Wilke :

Guidon aux armes de l’Electeur :

Guidon de l’escadron de Gardes du Corps d’après J. Belaubre :

Guidon de la compagnie colonelle du régiment Maetsch :

Guidons de plusieurs compagnies du régiment Kalkstein (le premier guidon est celui de la compagnie colonelle) :

Guidon d’une compagnie d’un régiment saxon,  probablement du régiment Taube en 1631 (puis 1er régiment de Gardes du corps en 1632) dont les couleurs étaient noir et argent :

Guidon d’une compagnie d’un régiment saxon,  probablement du régiment Hochkirch (1631-32) dont les couleurs étaient noir et or:

Guidon de la compagnie colonelle du régiment Meissen d’après J. Belaubre :

Guidon d’un régiment de Dragons Taube d’après K.A. Wilke :

Guidon du régiment de Dragons von Arnim (Armémuseum de Stockholm) :

Stéphane Thion

Guidons de cavalerie française

Guidons de cavalerie française

Quelques guidons de cavalerie française :

Ci-dessus : Guidons de cavalerie d’après K.A. Wilke

Ci-dessus : Guidon du régiment de cavalerie de Turenne  d’après K.A. Wilke

Ci-dessus : Guidon de régiment de cavalerie d’après une gravure de 1658, probablement du régiment Mestre-de-camp général

Ci-dessus : 5 guidons inspirés du tableau  La prise de Privas (28 mai 1629) (Château de Versailles).

Le premier guidon appartient peut-être aux gardes du corps, gendarmes ou chevaux légers du Roi qui étaient présents au siège.

Ci-dessus : le guidon du régiment de cavalerie Cardinal-duc est fréquemment représenté aux armes du Cardinal-duc de Richelieu (par Marbot, Rousselot, Gerrer et al.).

 

Stéphane Thion

Guidons de cavalerie espagnole

Guidons de cavalerie espagnole

Guidons de cavalerie espagnole d’après les aquarelles de K.A. Wilke :

Guidons de cavalerie espagnole d’après les tableaux de Snayers :

Guidons de cavalerie espagnole à Rocroi d’après les “trophées de Rocroy” de N. Cochin (interprétation) :

 

Guidon de cavalerie espagnole pris par les Suédois (Taille : 45 x 40 cm ; Armémuseum de Stockholm) :

Guidon de dragons espagnols pris par les Suédois (Taille : 53 x 60 cm ; Armémuseum de Stockholm) :

Stéphane Thion

Banderas de Tercios (2/2)

Banderas de Tercios (2/2)

Pour terminer cette série sur les banderas de tercios, voici quelques exemplaires reconstitués à partir du tableau de Dirk Van Delen représentant le Ridderzaal (“salle des chevaliers”) à la Haye (1651).

Ci-dessus : 2 banderas de tercios (à droite dans le tableau) ; d’après P. Picouet (2011).

La seconde bandera semble avoir servi de modèle à David Teniers le jeune pour son tableau réalisé entre 1640 et 1650 et  intitulé “un corps de garde”.

Ci-dessus : bandera de tercio apparaissant à gauche et au second plan du tableau, en 10 exemplaires dont 9 de couleur bleue.

Les compagnies devaient être distinguées par un signe particulier qu’il n’est pas possible d’identifier sur le tableau (d’après P. Picouet, 2011).

Ci-dessus : Bandera de tercio apparaissant à gauche dans le Ridderzaal.

Ci-dessus : Bannière particulière apparaissant à gauche dans le Ridderzaal : le motif est courant sur les guidons de cavalerie, mais sa taille est celle d’une bannière d’infanterie.

Ci-dessus : Une grande bannière présentée en deux exemplaires dans le tableau (à gauche et à droite).

La première version est juste une version numérisée et agrandie de ce drapeau. Dans la seconde version, le blason a été repris afin de le rendre plus visible.

 Stéphane Thion

Banderas de Tercios (1/2)

Banderas de Tercios (1/2)

Pour faire suite aux banderas de Rocroi, voici quelques banderas de tercios pour la période 1600-1635 :

Bandera de tercio en 1606 d’après le tableau du siège de Groenlo de Pieter Snayers

Bandera de tercio en 1625 d’après le tableau La reddition de Breda de D. Velazquez

Banderas de 3 compagnies d’un tercio en 1622 d’après le tableau Gonzalo Fernandez de Cordoba à la bataille de Fleurus de Vicente Caducho. Il s’agit probablement du tercio de Naples, commandé par Ibarra.

Bandera de tercio espagnol prise par les Suédois en 1633. Selon P. Picouet (2011), il pourrait s’agir du tercio Juan Diaz Zamorano de l’armée du duc de Feria (Armemuseum de Stockholm).

Bandera du tercio viejo de Sicilia (1534, source internet non identifiée).

    

Bandera du tercio viejo de Napoles (1534, source internet non identifiée).

Bandera du tercio viejo de Lombardia (1571) d’après Julio Albi de la Cuesta.

Stéphane Thion

La bataille d’Avins (20 mai 1635)

La bataille d’Avins (20 mai 1635)

Au début de l’année 1633, Richelieu poussait Louis XIII à financer la guerre en Allemagne et en Hollande, craignant que si la paix se faisait en Allemagne et la trêve en Hollande, ou l’une des deux seulement, la France aurait à supporter seule une guerre défensive, qu’on lui apporterait jusque dans ses entrailles, sans qu’elle la pu éviter. La défaite des armées suédoises à Nördlingen, le 6 septembre 1634, allait précipiter les choses : Louis XIII s’engageait alors dans la guerre aux côtés des Protestants et contre l’empire Habsbourg. Le 8 février 1635, la France et la Hollande signent un Traité d’alliance. En mars 1635, le Cardinal Infant attaque la ville de Trèves dont l’Électeur s’était mis sous la protection de la France. Il prend la ville et fait prisonnier l’Électeur et la garnison française. Louis XIII et Richelieu prennent alors ce prétexte pour déclarer la guerre à l’Espagne.

L’armée de Picardie a pour ordre de traverser la Meuse et de faire la jonction avec celle du prince d’Orange à Rochefort, en Wallonie. Les corps des maréchaux Châtillon et Brézé se réunirent le 7 mai à Mézières.

Début 1635, le cardinal de Richelieu, demeurant sur la défensive du côté de l’Espagne, met sur pied cinq armées : la première en Picardie et destinée aux Pays-Bas, sous les maréchaux Brézé et Châtillon (12 500 à 16 000 hommes de pied et 3 500 chevaux selon Richelieu) ; la seconde en Lorraine, chargée de surveiller Brisach, sous le maréchal de La Force (12 à 15 000 hommes de pied, 1 000 dragons et 4 000 chevaux) ; la troisième sur la Sarre, pour s’opposer aux Impériaux de Galas, sous le cardinal de La Valette (11 à 16000 hommes de pied, 1 700 dragons et 3 500 chevaux) qui peut aussi compter avecl’aide des Weimariens de Bernard de Saxe-Weimar (12 000 hommes de pied et 6 000 chevaux) ; la quatrième en Valteline sous le duc de Rohan (12 000 hommes de pied et 500 chevaux) ; enfin, en Italie, l’armée franco-savoyarde du duc de Savoie et du maréchal de Créqui (14 000 hommes de pied et 1 500 chevaux). Une seconde armée était en cours de constitution, en Picardie, pour attaquer la Flandre (7 000 hommes de pied, 500 dragons et 1 480 chevaux), et le Roi gardait auprès de lui une armée de 15 à 25 000 hommes de pied, 1 000 dragons et 2 000 cavaliers. À toutes ces armées, s’ajoutaient l’ensemble des garnisons faisant 30 000 hommes.

Le 20 mai, le prince Thomas poste avantageusement son armée près du village d’Avins. Les espagnols sont en effet bien retranchés devant le village. La brigade Brézé, qui occupe le flanc gauche de l’armée française, se met alors en bataille. Peu de temps après, la brigade de Châtillon arrive et se déploie à gauche de la brigade Brézé.

L’armée française des maréchaux Châtillon et Brézé compte plus de 20 000 fantassins et 6 à 7 000 chevaux selon Pontis, 22 000 fantassins & 6 000 chevaux hors officiers et valets, en deux brigades de 11 000 fantassins et 3 000 cavaliers, et 24 canons selon Puysegur. Chaque brigade compte 11 000 fantassins et 3000 chevaux selon Puysegur (mais lorsqu’il déploie son armée, il ne compte plus que 14 escadrons de 100 chevaux). La carte de Melchior Tavernier recense, pour l’infanterie, 22 régiments faisant chacun un bataillon, et 30 escadrons de cavalerie composés chacun – le plus souvent – de deux compagnies de cavalerie.

Le corps du prince Thomas de Savoie qui affronte l’armée française ne compte qu’une partie de ces forces : 10 000 fantassins en 120 enseignes, 3 000 chevaux en 45 cornettes et 16 canons selon Richelieu, 8 000 fantassins et 2 000 chevaux selon Gualdo Priorato, 7000 fantassins et 2 500 chevaux selon une source espagnole. Le comte de Feira en était maître de camp général, le comte de Buquoy y commandait la cavalerie et le comte d’Hoochstrate, l’infanterie. La relation du Mercure Français cite le tercio espagnol d’Alfonso de Ladron de Guevara, le tercio italien de Sfondrato, le régiment anglais de Brons, le régiment allemand d’Hoochstrate et le régiment du prince Thomas.

La bataille commence par un combat entre enfants perdus qui tourne à l’avantage des espagnols. Puis la cavalerie espagnole de l’aile gauche se retire derrière son infanterie. La cavalerie de l’aile droite française s’avance alors sur la gauche espagnole mais essuie un fort feu de mousqueterie et d’artillerie qui met la moitié des escadrons français en fuite. Les bataillons d’infanterie de Brézé sont en aussi mis en désordre. Une fois ses bataillons ralliés, Brézé lance sa brigade sur l’aile droite espagnole et l’enfonce. La cavalerie de Tavannes en soutien de la brigade enfonce de son côté les escadrons espagnols.

L’aile gauche française s’ébranla peu après le succès de l’aile droite. Champagne, soutenu par le reste de la brigade, enfonce le reste de l’armée espagnole. La réserve n’aura pas à donner, la victoire est consommée. Plus de 4 000 morts seraient restés sur le terrain du côté espagnol pour moins de 500 côté français. Feira est fait prisonnier mais le prince de Savoie et Bucquoy parviennent à s’échapper.

 

L’armée française (Brézé et Châtillon) : 20 000 fantassins en 22 bataillons, 6 000 chevaux en 29 escadrons et 24 canons.

Ligne d’artillerie : 24 pièces alignées sur le front de l’armée, à priori principalement sur le front de la brigade Brézé. Sur les différents plans de la bataille, il semble que seulement 7 pièces d’artillerie aient été déployées sur le front de la brigade Brézé.

Aile gauche (Châtillon) :

Première ligne de cavalerie (de gauche à droite) : 5 escadrons des compagnies de carabins d’Arnaud (2 escadrons), Moulinet et Hocquincourt (1 escadron), Brouilly (1 escadron) et Aubaye (1 escadron).

Seconde ligne de cavalerie : 5 escadrons des compagniesCleay (1 escadron), Creuzy et Tavannes (1 escadron), Ouzonville et Bourry (1 escadron), Fourille et Agin (1 escadron) et Belin (1 escadron).

Première ligne d’infanterie : 5 bataillons d’infanterie des régiments (de gauche à droite) Champagne, Plessis-Praslin, Longueval, Senlis, et Lusignan
Seconde ligne d’infanterie : 4 bataillons d’infanterie des régiments Sy, Chuin, Coursan, et Calonge.

Aile droite (Brézé) :

Première ligne d’infanterie : 5 bataillons d’infanterie des régiments (de gauche à droite) : Maréchal Brézé, La Mothe-Houdencourt, Saucourt et Piémont.

Seconde ligne d’infanterie : 1 escadron de gendarmes et chevaux légers de Monsieur (entre les deux brigades)  puis 4 bataillons d’infanterie des régiments Bellebrune, Castelnau, Polignac et Migneux.

Première ligne de cavalerie (de gauche à droite) : 6 escadrons de cavalerie formés des compagnies Roche-Baritanet et Lansac (1 escadron), Lenoncourt et Aumont (1 escadron), La Ferte-Seneterre (1 escadron), Roche-Saint-Quentin et Beaupré (1 escadron), Beauregard et Tivolières (1 escadron), Viantez et Terail (1 escadron).

Seconde ligne de cavalerie : 5 escadrons formés des compagnies La Colonelle et Clavière (1 escadron), Praslin et Francierre (1 escadron), La Courbe et Requin (1 escadron), La Valette et Isaut (1 escadron), Luzerne et de la Tour (1 escadron).

Réserve (Chastelier-Barlot) :

Troisième ligne, de gauche à droite :

2 escadrons de cavalerie (compagnies Batterie et Saint-Martin), 1 bataillon d’infanterie du régiment de Grancey, 1 escadron de cavalerie (La Chapelle-Balou), 1 bataillon d’infanterie du régiment Mesnilserran, 2 escadrons de cavalerie (formé avec les compagnies Esche et Saint-Simon pour le premier, Mestre-de-camp et Baritaut pour le second), 1 bataillon d’infanterie du régiment Monmege, 1 escadron de cavalerie (compagnie Pont de Gourlay), 1 bataillon d’infanterie du régiment marquis de Brézé, 2 escadrons de cavalerie (compagnies Guiche et La Trousse).

Les bataillons d’infanterie sont à 900 hommes et les escadrons de cavalerie à 200 chevaux.

Pour LM Tercios, les 22 bataillons d’infanterie sont reformed battalion. Deux de ces bataillons sont reformed battalion veteran (Champagne et Piémont). Les 29 escadrons de cavalerie sont cuirassiers modern cavalry. L’artillerie est représentée par 1 canon moyen et 1 canon léger.

Quelques drapeaux de régiments français présents à Avins :

Piémont

Champagne

Grancey

Plessis-Praslin

Castelnau

La Mothe-Houdencourt

 

L’armée espagnole du prince Thomas de Savoie : 10 000 fantassins en 7 bataillons, 3 000 chevaux en 17 escadrons, 16 canons

Le corps du prince Thomas de Savoie qui affronte l’armée française ne compte que 10 000 fantassins en 120 enseignes, 3 000 chevaux en 45 cornettes et 16 canons selon Richelieu, 7 000 fantassins et 2 500 chevaux selon une source espagnole. Le comte de Feira en était maître de camp général, le comte de Buquoy y commandait la cavalerie et le comte d’Hoochstrate, l’infanterie. Régiments d’infanterie présents : tercio espagnol d’Alfonso de Ladron de Guevara, tercio italien de Sfondrato (tercio viejo), tercio wallon de Frezin, le régiment anglais de Brons, le régiment allemand d’Hoochstrate et le régiment du prince Thomas.

Front de l’armée : artillerie (16 pièces)

Première ligne :

Aile gauche (comte de Vilerval ?) : 3 escadrons de cavalerie disposés en échiquier (2 en première ligne, 1 en derrière)

Centre (Bucquoy) : 4 escadrons de cavalerie en ligne et 4 escadrons probablement du régiment de Bucquoy, disposés en échiquier (2 devant et 2 derrière). Cette ligne de cavalerie va dès le début de la bataille retraiter derrière l’infanterie.

Aile droite : 3 escadrons de cavalerie disposés en échiquier (2 en première ligne, 1 en derrière)

Seconde ligne :

Centre (Hoochstrate) : 7 bataillons d’infanterie disposés en échiquier. En première ligne : 4 bataillons/escadrons des tercios de Sfondatro (à droite, puisque le plus ancien des tercios présents), Ladron de Guevara et Frezin (si réellement présent) en première ligne, 3 bataillons des régiments de Brons, d’Hoochstrate et  prince Thomas probablement en seconde ligne.

Aile droite : 3 escadrons de cavalerie disposés en échiquier (2 en première ligne, 1 en derrière)

Selon ces effectifs donnés par Richelieu (probablement surestimés), les bataillons/escadrons d’infanterie sont à 1430 hommes et les escadrons de cavalerie probablement à 177 chevaux.

Pour LM Tercios : les tercios espagnols et wallons sont tercios modernised  (les 4 bataillons de première ligne) dont 2 (Sfondatro) sont tercios viejos modernised. Les 3 bataillons de seconde ligne sont classic squadron modernised, large squadron. Les 17 escadrons de cavalerie sont cuirassiers. L’artillerie est représentée par 2 canons moyens. Toute l’infanterie est protected et l’artillerie espagnole est fortified. N’hésitez pas à donner de meilleurs généraux aux espagnols pour équilibrer la partie (le prince Thomas de Savoie est effectivement un bon général).

Pour les éléments du champ de bataille, voir les plans ci-dessous.

 

Stéphane Thion

Bannières et banderas de Rocroi (1643)

Bannières et banderas de Rocroi (1643)

Et voici une série de drapeaux de régiments d’infanterie pour la bataille de Rocroi.

1- Drapeaux de régiments français présents à Rocroi :

Régiment de Piémont

 

Régiment de Picardie

Régiment de La Marine

Régiment de Persan

Régiment d’Aubeterre

Régiment de Bourdonné

Régiment de Gesvres

Régiment de Guiche

Régiment des Gardes écossaises

Régiment suisse de Molondin

Régiment suisse de Watteville

Régiment suisse von Roll

 

2- Drapeaux de tercios espagnols, italiens, wallons, bourguignons et régiments allemands présents à Rocroi :

Bandera supposée du tercio d’Albuquerque, conservée au musée de l’Armée de Paris (Dimension : 2m x 2,50m ; sources : L.S Muzás , R&D 2002 ; Hugo A Cañete, 2016)

Autre version de la bandera du tercio d’Albuquerque d’après Gerrer, Petit et Sanchez-Martin (2007)

Bandera du tercio italien de Strozzi

Drapeau du régiment allemand de Frangipani, d’après un drapeau de compagnie conservé à Chantilly.

(source : Alessio Pasquini, 2017, Associazione Culturale Veterani delle Fiandre ; une bandera avec un motif comparable se trouve représentée sur le tableau de Jusepe Leonardo “La reddition de Juliers” (1622))

Toutes les bannières ci-dessous ont été reconstituées à partir de la gravure “les trophées de Rocroy” de Nicolas Cochin (voir la gravure en tête d’article) : les couleurs sont donc hypothétiques. La forme rectangulaire est inspirée du tableau du Ridderzaal de Dirk Van Delen (1651) ainsi que de la gravure de Nicolas Cochin.

Bandera d’un tercio : les couleurs sont inspirées du blason de la ville de  Garciaz, représenté au centre de cette bandera. Cette bandera pourrait donc être une de celles du tercio de Garciez, sachant que les dernières compagnies valides de ce tercio ont obtenu une capitulation et le droit de repartir en Espagne avec leurs bannières (couleurs hypothétiques).

Bandera du même tercio (interprétation de Ferrer-Dalmau)

Interprétation d’une bandera de tercio d’après la gravure des trophées de Rocroi (couleurs hypothétiques)

Interprétation d’une bandera de tercio d’après la gravure des trophées de Rocroi (couleurs hypothétiques)

Six des banderas présentées en trophée par Nicolas Cochin possèdent des signes aux quatre coins : 4 cercles ci-dessus, 5 dans la bandera au-dessus, un cercle dans celle supposée de Garciez et un signe que j’ai interprété comme la lettre D dans la bannière suivante. Il s’agit peut-être de la façon de distinguer les différentes compagnies au sein du tercio. A cette époque, un tercio comporte 12 ou 15 compagnies.

Bandera du tercio italien de Visconti d’après la gravure des trophées de Rocroi (couleurs hypothétiques, deux versions proposées)

Bandera de tercio d’après la gravure des trophées de Rocroi (couleurs hypothétiques; d’après Picouet, 2011)

Interprétation d’une bandera de tercio d’après la gravure des trophées de Rocroi (couleurs hypothétiques)

Interprétation d’une bandera de tercio d’après la gravure des trophées de Rocroi (couleurs hypothétiques, deux versions proposées)

Bandera du tercio Sarde de Castelvi d’après la gravure des trophées de Rocroi (couleurs hypothétiques)

Interprétation d’une bannière de régiment allemand d’après la gravure des trophées de Rocroi (couleurs hypothétiques)

Interprétation d’une bannière appartenant à un tercio wallon (Ribaucourt, Bassigny, Granges, Meghem) ou bourguignon (Saint-Amour) ; les couleurs, hypothétiques, sont celles d’Albert François de Croÿ, comte de Megehem.

Autre interprétation de cette même bannière (couleurs hypothétiques).

Pour le scénarion LM Tercios de la bataille de Rocroi, c’est ici.

Stéphane Thion

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