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Catégorie : Histoire

Drapeaux bavarois de la période française (1635-48)

Drapeaux bavarois de la période française (1635-48)

Après les drapeaux bavarois de la Ligue Catholique, voici quelques drapeaux bavarois de régiments bavarois durant la phase dite française de la guerre de 30 ans.

Ci-dessus : un drapeau pris par les suédois probablement à Wittstick (1637), Wolfenbüttel (1641) ou Jankau (1645) (d’après la version de l’Armémuseum de Stockholm).

 

Ci-dessus : 2 drapeaux d’un même régiment bavarois présent à Allerheim (1645). D’après une aquarelle de K.A. Wilke réalisée d’après une gravure d’époque représentant la mort de Mercy à Allerheim.

Ci-dessus : 3 drapeaux d’un second régiment bavarois présent à Allerheim (1645). D’après une aquarelle de K.A. Wilke réalisée d’après une gravure d’époque représentant la mort de Mercy à Allerheim.

Ci-dessus : drapeau d’une compagnie d’un régiment bavarois non identifié d’après K.A. Wilke (source originale non connue).

 

Stéphane Thion

 

L’armée française en 1643

L’armée française en 1643

Ci-dessus : Gassion en reconnaissance dans les bois environnants Rocroi, par Alphonse Lalauze (1898)

L’infanterie française

Au début de l’année 1643, l’infanterie française compte 166 régiments dont 25 étrangers pour un total estimé de 218 000 hommes. Les régiments peuvent être à 30 compagnies, comme les Gardes françaises, les vieux corps et une partie des petits vieux, ou de 10 à 20 compagnies pour les régiments non entretenus. Les vieux corps (Gardes françaises, Picardie, Piémont, Champagne, Navarre, Normandie, la Marine) et les petits vieux (Rambures, Nerestang, Vaubecourt, La Roue, Villandry, Persan, Sault, Couvonges, La Meilleraye) forment l’essentiel des régiments dits entretenus ou permanents, c’est à dire qui ne seront pas licenciés une fois la paix revenue.

Les compagnies françaises comptent en général une cinquantaine d’hommes. Les compagnies liégeoises, allemandes, irlandaises et écossaises en comptent théoriquement une centaine, les compagnies suisses 200. Sur le champ de bataille, chaque régiment à 30 compagnies forme deux bataillons de 8 à 900 hommes et chaque régiment à 20 compagnies forme un bataillon de 1 000 à 1 200 hommes. Les régiments de 10 et 12 compagnies sont réunis par deux pour former un bataillon. L’encadrement d’une compagnie comprend un capitaine, un lieutenant, un enseigne ou sous-lieutenant, deux sergents armés de hallebardes, trois caporaux, trois anspessade et un tambour. Les caporaux et les anspessades avaient l’armement des soldats qu’ils commandaient.

Le 15 janvier 1643, le Roi écrit à Michel le Tellier, alors intendant de l’armée d’Italie : « Ayant considéré que la plupart des régiments d’infanterie que j’ai mis à 30 compagnies ne sont guère plus forts qu’ils n’étaient quand ils en avaient moins, j’ai décidé de les réduire à 20 compagnies, sauf les vieux corps, les petits vieux et ceux considérés comme tels (Picardie, Piémont, Champagne, Navarre, Normandie, la Marine, Rambures, Nerestang, Vaubecourt, La Roue, Villandry, Persan, Sault, Couvonges et la Meilleraye). Dans chaque régiment, on ne conservera que les 20 compagnies les plus fortes et on y incorporera les soldats des compagnies supprimées. Comme je trouve que les enseignes sont inutiles dans l’infanterie, je ne conserve par régiment que deux enseignes, un à la compagnie mestre de camp, et un à celle du premier capitaine. On licenciera de suite les enseignes des régiments de 20 compagnies. Dans les vieux régiments qui restent à 30 compagnies, les enseignes qui existent seront conservés, mais on ne remplira pas les vacantes jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus que deux par régiment ». Les enseignes supprimés furent envoyés dans les douze compagnies royales créées un mois plus tôt.

Cette lettre à Le Tellier ne fait que confirmer le règlement du 10 octobre 1642. Cette ordonnance ajoute que, pour prétendre être payées, les compagnies devront se présenter complètes à la montre, c’est à dire la revue, sur le pied de 56 hommes chacune, et 150 hommes pour les compagnies royales. Enfin, l’article XXIII de ce règlement précise que les « capitaines d’infanterie seront obligés d’avoir les deux tiers de leurs soldats armés de mousquets, & le tiers de piques ». Depuis 1640, il n’y a plus que les piquiers des Gardes françaises qui portent le corselet, c’est à dire la cuirasse, contre l’avis des anciennes ordonnances, comme celle du 14 juillet 1636. Les piquiers avaient pris l’habitude d’enlever ces armes, ou pièces d’armure.

Quant à la tenue, seules les Gardes françaises semblent avoir été revêtues d’un semblant d’uniforme. Le jeune d’Artagnan, qui est alors aux Gardes Françaises, en témoigne lorsqu’il écrit que de tous les assassins envoyés par son ennemi Rosnay pour le tuer, « il n’y en avait pas un qui me reconnut encore pour être du régiment (des Gardes françaises). Comme ils étaient du premier bataillon, & que je n’était que du second, nous ne nous étions point encore trouvé ensemble. (…) Quand ils m’avaient vu ce n’avait été qu’avec un autre habit que celui du régiment ». Si l’on en croit une lettre de Louis XIII au prévôt des marchands, datant du 27 octobre 1627, les habits des gardes se composent de « pourpoint, jupe à longues basques, haut & bas-de-chausses, de bure minime, teinte en laine ». Mais cela n’empêchait pas le Roi ou les intendants, lorsqu’ils le pouvaient, d’équiper plus ou moins uniformément leur infanterie. Ainsi, le 27 octobre 1641, Mazarin écrit à Le Tellier, alors intendant de l’armée du Piémont, qu’il recevra « l’ordre de faire faire des habits à tous les fantassins de l’armée ». Et celui-ci recevra 5400 paires d’habits un mois plus tard. En 1644, alors qu’il prenait en charge le commandement de l’armée d’Allemagne, le vicomte de Turenne « fit remonter à ses dépends 5 000 cavaliers & habiller 4 000 fantassins ». Le 24 juillet 1646, le parlement de Bretagne ordonnera aux communautés « de fournir à chaque soldat un habit neuf de bonne bure complet, avec deux chemises, un chapeau, une paire de souliers et une épée ». Enfin, le 10 octobre 1647, le Roi ordonne à la ville de Paris, de fournir 1 600 habits complets dont « un quart pour ceux de grande taille, un autre quart pour les plus petits et la moitié pour les moyens ». À cette occasion, Michel Le Tellier essaiera d’imposer un modèle : « Monsieur, je vous envoie un pourpoint ou juste-au-corps qu’on a fait faire ici pour servir de modèle de tous ceux qui seront fournis par les principales villes du royaume auxquelles Sa Majesté en a demandé pour servir aux soldats de nos armées ». Mais cette demande ne pourra être mise en oeuvre avant 1648 et donc bien après la bataille de Rocroi.

La liste des régiments d’infanterie présents à Rocroi est listée dans le scénario sur la bataille. En complément, voici la liste de l’ensemble des régiments d’infanterie au service de la France au début de l’année 1643 :

  • Régiments à 30 compagnies : Gardes françaises, Picardie, Piémont, Champagne, Navarre, Normandie, la Marine, Rambures, Vaubecourt, Lyonnais, Turenne, la Meilleraye, Langeron, Douglas-écossais, Roussillon, Enghien, Conti, Persan.
  • Régiments à 20 compagnies : Gardes suisses, Auvergne, Nerestang, Sault, Poudens-St-Vallier, Lorraine, Plessis-Praslin, Bourdonné, Montausier, Castelmoron, Touraine, Vaillac, La Tour, Aiguebonne, Provence, Annevoux, Nettancourt, Espagny, Grancey, Effiat, Navailles, Tonneins, Vidame d’Amiens, Bussy-Lameth, Vervins, Houdancourt, Florinville, Grandpré, Roquelaure, Lamothe-Houdancourt, Guiche-étranger (liégeois), Lambertie, La Chabrouillaye, maréchal de Brézé, Rébé, Vandy, Huxelles, Roqueservières (allemand), Batilly, Quincé, Biscaras, Castelnau-Mauvissière, Roqueservières français, Bellefonds, Aubeterre, Montpezat, Bourgogne, Périgord, Clauleu, Bretagne, la Suze, Beauce, Bonne, Noailles, Roucherolles, Boissy, Melun, Marquis de Brézé, les Galères, les ïles, le Havre-de-Grâce, Béarn, Languedoc, Poitou, Saintonge, du Tot, Nangis, Espenan, Rasilly, d’Estrées, Villequier, du Passage, Ventadour, Courcelles, Mirepoix, d’Harcourt-Artois, Castrevieille, Castelan, Sauveboeuf, Clermont-Vertillac, la Couronne, Montpeyroux, Kaergroet, Kolhas (allemand), Gesvres, Tavannes, Dauphiné, la Douze, Guebriant, Grignols, Souvigny, Averne, Wall (irlandais), la Feuillade, Oysonville, Estrades, Lesdiguières, Gonnor, Gaderousse, Lannoy, Matha, Sivron, la Mézanzère, Grammont, Fronzac, Laval, comte d’Alais, l’Eglise, Palliers, la Prée, Auduze.
  • Régiment à 18 compagnies : Mignières.
  • Régiments à 15 compagnies : les Vaisseaux, Schombeck (allemand).
  • Régiments à 12 compagnies : Gardes-écossaises, Saint-Etienne, Brasseux, Boisse, La Jonchère-la Ferté, Axtein (allemand), Lignières, Praromann (suisse), Roll (suisse), Bridieu.
  • Régiments à 10 compagnies : Mondejeu, Saint-Paul, Bellebrune, Molondin (suisse), Coosle (irlandais), du Buisson, Zillard (allemand), Feuquières, Rasilly (allemand), Notaf (allemand), Ehm (allemand), Fitz-Williams (irlandais), Belings (irlandais), Lenty (écossais), Watteville (suisse), Metz, Maleyssis, Lermont, Montécler, Am Büchel (suisse), Mazarin-italien, Foulartou (écossais).
  • Régiment à 9 compagnies : Rhoon (suisse).

La cavalerie française

Une première tentative ayant échoué en 1635, le Cardinal de Richelieu ordonne, le 24 janvier 1638, la création de 36 régiments de cavalerie français, composés chacun de 8 compagnies de chevau-légers et une compagnie de mousquetaires. Antoine de Vincart dira d’ailleurs que, à Rocroi, « la cavalerie française était divisée en régiments et chaque régiment ne faisait qu’un groupe de cuirassiers et un petit groupe de carabiniers ».

Avec les 25 régiments de cavalerie étrangers au service de la France, principalement weimariens, la France peut alors compter sur 61 régiments, nombre qui passera rapidement à 70 unités, auxquels s’ajoutent les compagnies de gendarmerie non enrégimentées, et la Maison du roi (les quatre compagnies de Gardes du Corps, les gendarmes et chevau-légers de la garde, la compagnie de mousquetaires du Roi). Selon l’ordonnance du 15 mai 1638, les compagnies de gendarmerie restent franches (non enrégimentées) et doivent servir de garde au général d’armée. Le règlement d’octobre 1642 exige que « les compagnies de gendarmes & chevaux-légers seront payées à la première montre sur le pied de 60 hommes chacune, & celles de carabins pour 50 chacune, le tout officiers compris ».

Six régiments de dragons avaient été formés le 27 mai 1635, à partir des compagnies de carabins : les régiments Cardinal, Alègre, Brûlon, Bernieules, Mahé et Saint-Rémy. Il n’en restera théoriquement qu’un en 1643, le régiment des Fusiliers à cheval de son Eminence, qui a remplacé les dragons du Cardinal en janvier 1638. Il sera renommé Fusiliers à cheval du Roy le 1er août 1643. Les Fusiliers du Roi, ou Fuzeliers comme on disait à l’époque, « ont été établis au lieu des dragons & carabins, dont il ne se voit plus en France », tout au moins en 1648. L’effectif de ces fusiliers n’est pas fixe et il est possible de l’augmenter en faisant prendre « des fusils a quelques compagnies de cavalerie légère ». Mais ils servent réellement comme des dragons, étant « obligés de mettre pied à terre aux occasions où on manque d’infanterie ».

Durant les années 1635-36, à l’imitation des Hongrois et des Suédois, l’équipement du cavalier français va s’alléger. Certains ayant pris l’habitude de se débarrasser de toutes leurs protections, l’ordonnance du 14 juillet 1636 insiste alors pour que « les gens de cheval aient la cuirasse pour le moins ». Et cette habitude va se poursuivre puisque  l’ordonnance d’octobre 1642 rappelle une fois de plus que « les capitaines de cavalerie seront obligés d’avoir leurs soldats armés chacun d’une cuirasse, d’un pot, & deux pistolets, le tout en bon état ».  À cette époque, c’est l’état qui fournit cet équipement. Sirot nous le confirme lorsqu’il écrit qu’en 1642, on lui ordonna « que toutes les compagnies seraient remises à 30 cavaliers, & que l’on donnerait au capitaine 200 livres pour chacun cavalier, afin d’en faire la recrue avec une montre entière ; ce qui fut aussitôt exécuté & l’argent délivré. Les recrues se firent en moins d’un mois, & les cavaliers se trouvant du nombre qu’on le désirait, le maréchal de Guiche me fit délivrer les armes pour les armer, que je distribuai à tous les régiments ; mais il ne s’y trouva que pour armer 2 000 chevaux, & il en restait encore 1 000 qui étaient sans armes ». Les compagnies de gendarmes, dont plusieurs seront présentes à Rocroi, sont équipées plus lourdement. L’État de la France de 1648 précise que « ces gens d’armes ont armes complètes – c’est à dire cuirasse, cuissards, brassards, etc – & sont payés pour deux chevaux, & partant obligés d’avoir avec eux un homme de service ».

Quant à la tenue, seuls les gardes, tels que les mousquetaires du Roi ou les gardes des princes et maréchaux, portent un semblant d’uniforme, sous la forme d’une casaque.  Les cavaliers du régiment Royal semblent avoir porté une casaque à Rocroi, tout au moins son mestre de camp, le vicomte de Montbas. Mais l’ancienne couleur rouge du Cardinal de Richelieu a probablement été remplacée par la couleur bleue du Roi, en gardant la croix blanche.

Le déploiement d’une armée

Le maréchal de bataille est une charge créée par Louis XIII, probablement peu avant sa mort. C’est à lui que revient la responsabilité de régler l’ordre de marche et de ranger l’armée en bataille. Il est aidé dans cette tâche par des sergents de bataille. Le chevalier de La Valière fut le premier connu sous ce titre. Auparavant, les sergents de bataille remplissaient une partie de ces fonctions.

Une armée en marche est à cette époque répartie en trois corps : avant-garde, bataille et arrière-garde. Les troupes en marche conservent en principe 40 pas entre les escadrons et 25 pas entre les bataillons. La disposition d’une vaste armée sur un champ de bataille est une phase critique qui doit prendre en compte les éléments du terrain, ses dimensions et le déploiement de l’ennemi. Selon La Valière, « on met l’armée sur trois lignes, dont la première s’appelle avant-garde, la seconde bataille, qui sont à peu près de même force, & la troisième arrière-garde, lorsqu’elle est à peu près de la force des autres, ou corps de réserve, lorsqu’elle est beaucoup plus faible. On met l’infanterie au milieu, & la cavalerie sur les ailes ; on doit faire les escadrons au moins 80, 100 ou 120 maîtres, & de 200 au plus, & on ne fait plus présentement que de 3 de hauteur. Les bataillons sont de 6, 7 à 800 hommes, & 1 000 au plus, dont les piquiers font le milieu, & les mousquetaires les ailes, & se mettent à 6 de hauteur aux bonnes troupes, & 8 aux moindres. (…) Les bataillons & escadrons de l’arrière-garde se mettent ordinairement vis à vis des intervalles des troupes de la bataille. Il y a diverses façons de disposer ces trois corps, chacune desquelles on a donné des noms particuliers, comme la croix, l’échiquier, le cinquain, le fixain, & plusieurs autres qui n’ont point de nom. Mais la plus ordinaire est la croix, & c’est l’ordre le plus serré, parce que les troupes de l’arrière-garde sont vis à vis de celles de l’avant-garde  ». L’artillerie, fauconneaux et faucons de petit calibre, couleuvrines moyennes et bâtardes, grandes couleuvrines de 15 livres ¼ de calibre ou canons de plus de 33 livres, couvrent généralement de front de l’infanterie. Des mousquetaires peuvent être déployés en avant, en tirailleurs ou enfants perdus, ou sur les flancs, en pelotons de mousquetaires commandés, intercalés entre les escadrons de cavalerie.

Gassion avait l’habitude d’intercaler des mousquetaires entre ses escadrons de cavalerie, comme l’avaient fait avant lui Coligny et Henri IV, puis Gustave-Adolphe, sous lequel il servit de 1630 à 1632. Un biographe du XVIIe siècle nous a décrit cette pratique lors d’un combat mené par lui en 1641, après la prise d’Arras : « Gassion rassembla ses troupes, les mit en bataille sur deux lignes, coula des pelotons d’infanterie dans les intervalles des escadrons, & en cet ordre, marcha droit à l’ennemi. (…) On s’approcha, Gassion essuya le premier feu des ennemis & réserva la décharge de son infanterie jusqu’à ce qu’elle fut à deux ou trois longueurs de piques de distance de leur aile. Mais aussi elle fit un étrange fracas & éclaircit beaucoup les premiers rangs. Gassion avec sa cavalerie fondit en même temps sur eux ».

 

Stéphane Thion

Drapeaux saxons (1631-34)

Drapeaux saxons (1631-34)

Tous les drapeaux ci-dessous sont d’après J. Belaubre :

Ci-dessus : drapeaux de 3 compagnies du régiment de Schwalbach

Ci-dessus : drapeaux de 3 compagnies du régiment Starschadel (le premier est celui de la compagnie colonelle)

Ci-dessus : drapeaux de 3 compagnies du régiment Löser (le premier est celui de la compagnie colonelle)

Ci-dessus : drapeaux de 2 compagnies du régiment Vitzthum (le premier est celui de la compagnie colonelle)

Ci-dessus : drapeau d’un régiment non identifié.

Ci-dessus : 2 drapeaux d’un régiment non identifié (le premier est celui de la compagnie colonelle).

        Ci-dessu : 2 drapeaux provenant de 2 régiments non identifiés différents.

 

Stéphane Thion

Guidons bavarois de la Ligue Catholique

Guidons bavarois de la Ligue Catholique

Ci-dessus : guidon des gardes de Tilly à Breitenfeld (d’après K.A. Wilke et un exemplaire de l’Armémuseum de Stockholm). Je n’ai que l’aperçu d’un des deux côtés de ce guidon qui avait des motifs différents sur l’avers et le revers.

Guidon de cavalerie bavaroise (?) d’après un exemplaire de l’Armémuseum de Stockholm.

Ci-dessus : guidons bavarois d’après K.A. Wilke

Ci-dessus : guidon de cavalerie bavaroise (Armémuseum de Stockhom, taille réelle : 57 x 49cm)

 Ci-dessus : guidon de cavalerie aux armes de Pappenheim, appartenant peut-être à ses gardes du corps (Armémuseum de Stockholm) ; les armes de Pappenheim ont été rajoutées en surimpression afin d’être plus visibles.

Ci-dessus : reconstitution possible du guidon des dragons de Pappenheim, d’après un modèle comparable de l’Armémuseum de Stockholm.

Stéphane Thion

Drapeaux bavarois au sein de la Ligue Catholique

Drapeaux bavarois au sein de la Ligue Catholique

L’armée de la Ligue Catholique, commandée par le lieutenant général comte Jean Tserclaes de Tilly entre 1620 et 1632, était composée essentiellement de bavarois, de wallons, de troupes allemandes recrutées dans les principautés allemandes et bien sûr d’unités imériales. Le corps espagnol de Cordoba se joignit à cette armée à plusieurs occasions (batailles de la montagne blanche, de Wimpfen, et d’Hochst).

Voici quelques drapeaux appartenant à des régiments ayant appartenu à cette armée :

Ci-dessus : 2 drapeaux du régiment Alt-Tilly en 1632 selon plusieurs sources (e.g. Hostorischer Bilderdienst, 2009). K.A. Wilke attribue pour sa part celui de couleur bleue à une compagnie de Schützen (chasseurs) du régiment Pappenheim en 1642. Je ne crois pas à cette seconde hypothèse. Le premier régiment Pappenheim, qui deviendra Alt-Pappeheim, levé en 1621, était bavarois (voir les drapeaux de ce régiment plus bas dans cet article). En 1631, avant la mort du comte Gottfried Hendrich von Pappenheim à Lützen (1632), il semble qu’un autre régiment d’infanterie Papenheim ait été levé, de recrutement allemand. Ce régiment était encore actif en 1642 mais il s’agissait alors d’un régiment impérial et non plus bavarois. De fait, les drapeaux de ce nouveau régiment auraient dû arborer soit la croix bourguignonne, soit l’aigle impérial, soit le sigle de l’empereur Ferdinand III (FIII). La version jaune est une copie d’un exemplaire détenu à l’Armémuseum de Stockholm.

Ci-dessus : drapeaux de 2 compagnies du régiment Jüng-Tilly (Armémuseum de Stocholm)

Le “M” est celui de Maximilien Wittelsbach, Duc-Electeur de Bavière.

Ci-dessus : 4 drapeaux de régiments bavarois d’après des copies réalisées en 1677 (Armémuseum de Stockholm) ; les 2 derniers appartiennent très probablement à 2 compagnies d’un même régiment.

Ci-dessus : drapeau d’une compagnie d’un régiment bavarois (probablement une autre compagnie du même régiment que celui juste au-dessus), d’après K.A. Wilke.

Ci-dessus : drapeau d’une compagnie d’un régiment de la ligue catholique (probablement du régiment Herbersdorf).

Ci-dessus : drapeau d’une compagnie du régiment bavarois de Fürstenberg ou de Fugger d’après K.A. Wilke.

Drapeau d’une compagnie d’un autre régiment bavarois d’après K.A. Wilke.

Drapeau probablement bavarois d’après une copie réalisée en 1677 (Armémuseum de Stockholm). Peut-être une unité montée.

Ci-dessus : 3 drapeaux de compagnies (parmi les 10) du régiment d’infanterie de Pappenheim.

Ci-dessus : Très beau drapeau d’un régiment bavarois (Arméemuseum de Stockholm).  Selon K.A Wilke, il s’agirait du drapeau d’un régiment de dragons. Au vu de la forme et de la taille du drapeau, je doute de cette hypothèse.

Ci-dessus : guidon des gardes de Tilly à Breitenfeld (Armémuseum de Stockholm). Je n’ai que l’aperçu d’un des deux côtés de ce guidon qui avait des motifs différents sur l’avers et le revers.

Stéphane Thion

Guidons de cavalerie saxonne

Guidons de cavalerie saxonne

Quelques guidons de cavalerie de Saxe-Electorale d’après K.A. Wilke :

Guidon aux armes de l’Electeur :

Guidon de l’escadron de Gardes du Corps d’après J. Belaubre :

Guidon de la compagnie colonelle du régiment Maetsch :

Guidons de plusieurs compagnies du régiment Kalkstein (le premier guidon est celui de la compagnie colonelle) :

Guidon d’une compagnie d’un régiment saxon,  probablement du régiment Taube en 1631 (puis 1er régiment de Gardes du corps en 1632) dont les couleurs étaient noir et argent :

Guidon d’une compagnie d’un régiment saxon,  probablement du régiment Hochkirch (1631-32) dont les couleurs étaient noir et or:

Guidon de la compagnie colonelle du régiment Meissen d’après J. Belaubre :

Guidon d’un régiment de Dragons Taube d’après K.A. Wilke :

Guidon du régiment de Dragons von Arnim (Armémuseum de Stockholm) :

Stéphane Thion

Montre de l’armée du Duc d’Enguien à Thionville le 20 juin 1643

Montre de l’armée du Duc d’Enguien à Thionville le 20 juin 1643

Même si cette montre ne correspond à aucune bataille, par sa proximité, elle permet de reconstituer l’ordre de bataille détaillé de l’armée française un mois avant,  le 19 mai 1643 à Rocroi.

I. Infanterie

Régiment de Picardie (infanterie)

Compagnie Colonelle, Duc d’Épernon: 60 hommes.

Compagnie Mestre de camp, Marechal de Nangis: 59 hommes.

Compagnie de Vigneaux: 58 hommes.

Compagnie de Godaille: 57 hommes.

Compagnie de la Serre: 58 hommes.

Compagnie Pedamour: 62 hommes.

Compagnie de Fenelon: 62 hommes.

Compagnie de la Plume: 60 hommes.

Compagnie Pauliac: 49 hommes.

Compagnie de Giscaro: 65 hommes.

Compagnie de Graves: 66 hommes.

Compagnie de Monchi: 55 hommes.

Compagnie Brisneuf: 54 hommes.

Compagnie de Chatre: 56 hommes.

Compagnie d’Orti: 60 hommes.

Compagnie de Vivans: 65 hommes.

Compagnie de Gaudigny: 64 hommes.

Compagnie d’Aubarade: 62 hommes.

Compagnie d’Hauterive: 68 hommes.

Compagnie de Marignac: 62 hommes.

Total 20 compagnies et 1.202 hommes.

Régiment de Piémont (infanterie)

Compagnie colonelle, Duc d’Épernon: 44 hommes

Compagnie Maréchal d’Andelot: 41 hommes

Compagnie de Puységur: 40 hommes

Compagnie de Pradel: 48 hommes

Compagnie de Rogles: 39 hommes

Compagnie de Laleu: 41 hommes

Compagnie de La Foise: 50 hommes

Compagnie de Tournin: 46 hommes

Compagnie de Grumenil: 44 hommes

Compagnie de Garoussel: 45 hommes

Compagnie de Montreuil: 38 hommes

Compagnie de Monségu: 37 hommes

Compagnie de Villers Saint Genetz: 49 hommes

Compagnie de Montélan: 47 hommes

Compagnie de Longuebrune: 39 hommes

Compagnie du Cros: 35 hommes

Compagnie de la Onusse: 43 hommes

Compagnie de Fermin: 45 hommes

Compagnie Beaumanoir: 44 hommes

Compagnie Bocasilier: 49 hommes

Compagnie de la Bretonière: 48 hommes

Compagnie de Fontenelle: 38 hommes

Compagnie de Wincour: 37 hommes

Compagnie de Chaponac: 44 hommes

Compagnie de Seupon: 44 hommes

Compagnie de Gomer: 46 hommes

Compagnie de Buvernol: 48 hommes

Compagnie de Sauméri: 45 hommes

Compagnie de Sales : 46 hommes

Compagnie d´Élevant : 48 hommes

Total 30 compagnies avec 1.308  hommes.

Régiment de Persan (infanterie)

Compagnie colonelle, Duc d’Épernon: 55 hommes

Compagnie mestre de camp, Persan: 51 hommes

Compagnie de La Chenaie: 52 hommes

Compagnie de Ravignan: 49 hommes

Compagnie de Vigor: 56 hommes

Compagnie des Chaux: 50 hommes

Compagnie de La Mote: 54 hommes

Compagnie de Baas: 49 hommes

Compagnie d’Azerat: 55 hommes

Compagnie de Majencour: 47 hommes

Compagnie Saint André: 47 hommes

Compagnie La Quarique: 49 hommes

Compagnie de Galet: 46 hommes

Compagnie Duvet: 47 hommes

Compagnie Vilepesk: 50 hommes

Compagnie de Saint George: 51 hommes

Compagnie Puyelant: 52 hommes

Compagnie de Servan: 49 hommes

Compagnie de Guerni: 50 hommes

Compagnie de Basille: 52 hommes

Total 20 compagnies avec 1.011 hommes.

Régiment de la Marine (infanterie)

Compagnie Colonelle, Duc d’Épernon: 50 hommes

Compagnie Mestre de camp, de La Trousse: 35 hommes

Compagnie de Lafitte: 51 hommes

Compagnie d’Elberre: 48 hommes

Compagnie de Campels: 49 hommes

Compagnie de La Primaudaie: 56 hommes

Compagnie du Baron de Tenance: 57 hommes

Compagnie de La Brétonnière: 53 hommes (apparait 2 fois avec les mêmes effectifs?)

Compagnie de Rivière: 56 hommes

Compagnie de Cazau: 51 hommes

Compagnie du Chevalier de Buidaufin: 49 hommes

Compagnie de la Hilier: 48 hommes

Compagnie Chevalier de La Trousse: 46 hommes

Compagnie de Lupel: 51 hommes

Compagnie du Baron d’Hébron: 52 hommes

Compagnie de Védane: 49 hommes

Compagnie de Barin: 50 hommes

Compagnie de la Barbantane: 48 hommes

Compagnie d’Urban: 50 hommes

Compagnie de Nions: 55 hommes

Compagnie de Marcé: 56 hommes

Compagnie de Coulombié: 46 hommes

Compagnie de Grandmaison: 51 hommes

Compagnie d’Aubeterre: 52 hommes

Compagnie de Migène: 54 hommes

Compagnie de Rébairs: 41 hommes

Compagnie de Ronchamp: 46 hommes

Compagnie de Madaillan: 47 hommes

Compagnie de Pontons Navailles: 53 hommes

Total 29 ou 30 compagnies avec 1.450 ou 1.503 hommes

Régiment de Rambures (infanterie)

Compagnie Colonelle, d’Épernon: 44 hommes

Compagnie mestre de camp: 51 hommes

Compagnie d’Hermont: 42 hommes

Compagnie du Mesnil: 55 hommes

Compagnie de Saint Aignan: 48 hommes

Compagnie de Coniac: 46 hommes

Compagnie de Fontenille: 43 hommes

Compagnie du Frêne: 46 hommes

Compagnie de Séguier: 44 hommes

Compagnie de Belloi: 53 hommes

Compagnie de Baimesnil: 43 hommes

Compagnie de Bournonville: 46 hommes

Compagnie de Merci: 41 hommes

Compagnie de Touilli: 45 hommes

Compagnie de Fayet: 52 hommes

Compagnie de Merle: 46 hommes

Compagnie de Senet: 43 hommes

Compagnie de Mode: 41 hommes

Compagnie de Ruère: 54 hommes

Compagnie de Frajèle: 53 hommes

Compagnie de Bergue: 43 hommes

Compagnie de Villers: 41 hommes

Compagnie de Quai: 48 hommes

Compagnie d’Hébert: 48 hommes

Compagnie du Mas: 40 hommes

Compagnie de Liège: 49 hommes

Compagnie Boulevide: 49 hommes

Compagnie Saint Romain: 51 hommes

Compagnie Calvimont: 42 hommes

Total 29 compagnies avec 1.347 hommes

Régiment Royal (infanterie), formé par 30 compagnies de 300 soldats nominaux l’année 1642, selon les données du Musée Condé. À Thionville sont présentes les compagnies suivantes:

Compagnie de Buli: 108 hommes

Compagnie de Maulevrier: 119 hommes.

Compagnie de Gamaches: 101 hommes.

Compagnie de Galerande: 126 hommes.

Compagnie de Vaisé: 144 hommes.

Compagnie de Rotelin: 64 hommes. H*

Compagnie de Rocheguion:  74 hommes.

Compagnie de Mortemar: 84 hommes. H*

Compagnie de Laval: 38 hommes. H*

Compagnie d’Origny: 84 hommes. H*

Compagnie de Saligni: 83 hommes.

Compagnie C. (Comte?) de Nancé: 126 hommes. H*

Compagnie de Sillevi: 90 hommes

Compagnie de S. (Saint) Suplice/Supleix: 38 hommes. H*

Total 14 compagnies avec 1.274 hommes.

Il faut tenir compte que les compagnies marquées avec un H* ont participé très probablement à la bataille d’Honnecourt en 1642, car elles formaient une partie de l’armée de Picardie en 1642 dans laquelle il y avait 8 compagnies du régiment Royal. Il est possible que certains capitaines aient été nommés après la bataille d’Honnecourt et donc on ne peut pas identifier la compagnie comme ayant participé à cette dernière bataille.

Régiment d’Harcourt (infanterie)

Compagnie colonelle, Duc d’Epernon: 56 hommes

Compagnie mestre de camp, Comte d’Harcourt: 56 hommes

Compagnie Saint Sauveur: 52 hommes

Compagnie du Me(s)nil: 46 hommes

Compagnie du Hamel: 56 hommes

Compagnie Chanteraine: 18 hommes

Compagnie Valecour ou Vilecour: 51 hommes

Compagnie Mal(h)erbe: 74 hommes

Compagnie Bois Brian: 14 hommes

Compagnie de La Mote: 57 hommes

Compagnie de La Bédinière: 53 hommes

Compagnie de Cartil: 20 hommes

Compagnie de Flaviqui: 30 hommes

Compagnie de Beauvais: 50 hommes

Compagnie de La Roque: 33 hommes

Compagnie de Camarsoc: 20 hommes

Compagnie de Pontac: 59 hommes

Compagnie de Lussan: 54 hommes

Compagnie de Verger: 39 hommes

Compagnie de Lenfernan ou de Lenfernel: 30 hommes

Total 20 compagnies avec 868 hommes

Infanterie étrangère

Régiment du Maréchal de Guiche (infanterie)

Compagnie colonelle: 46 hommes

Compagnie lieutenant colonel, Dupuis: 44 hommes

Compagnie Veruz: 31 hommes

Compagnie de l’Épine: 34 hommes

Compagnie Boispoli: 44 hommes

Compagnie Goffiné: 35 hommes

Compagnie Lesguier: 38 hommes

Compagnie d’Houtelair: 49 hommes

Compagnie de la Fontaine: 48 hommes

Compagnie Dubois: 43 hommes

Compagnie d’Elsaut: 49 hommes

Compagnie Wolf: 49 hommes

Compagnie La Roque: 48 hommes

Compagnie Saintonge: 49 hommes

Compagnie Barbier: 40 hommes

Compagnie La Moreus: 42 hommes

Compagnie Lemaire: 45 hommes

Compagnie Talvait: 40 hommes

Compagnie Moreau: 48 hommes

Compagnie de Renaut: 49 hommes

Total 20 compagnies avec 871 hommes.

II. Cavalerie

Compagnie de carabins du Duc d’Enguien: 30 hommes

Compagnie de carabins du Halier: 20 hommes

Compagnie de mousquetaires à cheval de Gassion: 30 hommes

Compagnie de gardes à cheval du Maréchal de Gesvres: 20 hommes

Compagnie particulière d’Houdancourt: nombre inconnu

Régiment de cavalerie du Roi

Compagnie d’Hocquincourt: 60 hommes

Compagnie de Monbas: 69 hommes

Compagnie d’Estourmel: 70 hommes

Compagnie de Flavacour: 70 hommes

Compagnie de Fabregues: 61 hommes

Compagnie de Maillé: 52 hommes

Compagnie de Saint Julien: 55 hommes

Compagnie d’Esclainvilliers: 68 hommes

Compagnie de Reinevile: 57 hommes

Compagnie du C. (Comte) de Clerc: 51 hommes

Compagnie de Pontescoulant: 67 hommes

Total 11 compagnies avec 680 hommes.

Régiment de Gassion, Mestre de camp général de la cavalerie française (cavalerie)

Compagnie Colonelle, Gassion: 70 hommes

Compagnie Mestre de camp, Gassion: 70 hommes

Compagnie La Vilette: 67 hommes

Compagnie La Valière: 63 hommes

Compagnie Ravenel: 53 hommes

Compagnie La Garene: 68 hommes

Compagnie du Long: 65 hommes

Compagnie Gassion Bergère: 70 hommes

Compagnie Chomaver: 66 hommes

Compagnie de Roie: 67 hommes

Compagnie de Reine: 68 hommes

Compagnie Savaut: 67 hommes

Total 12 compagnies avec 794 hommes

Régiment du Maréchal de Guiche (cavalerie)

Compagnie Maréchal de camp: 64 hommes

Compagnie de Linoile: 59 hommes

Compagnie d’Orte: 58 hommes

Compagnie La Mote: 59 hommes

Compagnie de Rouvile: 58 hommes

Compagnie C. (Comte?) Layen: 60 hommes

Compagnie du Me(s)nil: 58 hommes

Compagnie La Queique: 59 hommes

Compagnie de Nouailles: 60 hommes

Compagnie de Pontoharnaut: 60 hommes

Total 10 compagnies avec 595 hommes

Régiment de Ferté-Senneterre (cavalerie)

Compagnie Mestre de camp: 69 hommes

Compagnie Senneterre: 69 hommes

Compagnie d’Equancour: 68 hommes

Compagnie de Romainvile: 67 hommes

Compagnie Chevalier de Jonchères: 65 hommes

Compagnie d’Aubeival: 66 hommes

Compagnie La Morlien: 68 hommes

Compagnie La Montorse: 51 hommes

Total 8 compagnies avec 523 hommes

Régiment de Lénoncourt (cavalerie)

Compagnie Mestre de camp: 60 hommes

Compagnie de Linières: 58 hommes

Compagnie Chevalier de Bourlemont: 60 hommes

Compagnie L’Astigoti: 60 hommes

Compagnie Comte de Bourlemont: 60 hommes

Compagnie Bordes Cris(?): 62 hommes

Total 6 compgnies avec 360 hommes

Régiment de la Mézangère (cavalerie)

Compagnie Mestre de camp: 50 hommes

Compagnie du Vivier: 30 hommes

Compagnie Chevalier de la Mézangère: 30 hommes

Compagnie Mongobert: 40 hommes

Compagnie La Guete: 36 hommes

Total 5 compagnies avec 186 hommes

Régiment de Coislin (cavalerie)

Compagnie Mestre de camp, Maréchal de Coislin: 60 hommes

Compagnie Monsieur(?) de Crusi: 60 hommes

Compagnie d’Anglière: 64 hommes

Compagnie de La Bourlie: 60 hommes

Compagnie d’Orthe: 57 hommes

Compagnie Boudienant: 59 hommes

Compagnie Vigneau: 60 hommes

Compagnie de Perne: 60 hommes

Total 8 compagnies avec 480 hommes

Régiment de Sirot (cavalerie)

Compagnie Mestre de camp, Baron de Sirot: 60 hommes

Compagnie de La Forêt: 60 hommes

Compagnie de Tenance: 60 hommes

Compagnie de La Neuville: 60 hommes

Compagnie d’Eurigni (Origny?): 60 hommes

Compagnie de Sens: 60 hommes

Total 6 compagnies avec 360 hommes

Régiment de La Clavière (cavalerie)

Compagnie Mestre de camp: 66 hommes

Compagnie d’Andresi: 68 hommes

Compagnie de Richecour: 65 hommes

Compagnie du Baron de Gouri: 64 hommes

Compagnie Breughat: 60 hommes

Compagnie de Rochefort: 60 hommes

Total 6 compagnies avec 383 hommes

Régiment de Roquelaure (cavalerie)

Compagnie Mestre de camp, Marquis de Roquelaure: 33 hommes

Compagnie du Hamel: 70 hommes

Compagnie Baron de Roquelaure: 43 hommes

Compagnie de Longpré: 73 hommes

Compagnie Enquetot: 70 hommes

Compagnie Novaillac (Novailles?): 68 hommes

Total 6 compagnies avec 357 hommes

Régiment d’Harcourt (cavalerie)

Compagnie Mestre de camp, Comte d’Harcourt: 40 hommes

Compagnie Maugéron: 44 hommes

Compagnie Comarin ou Comartin: 30hommes

Compagnie de Coligny (-Saligny): 42 hommes

Compagnie d’Escot: 50 hommes

Compagnie du Baron de Laubepin: 62 hommes

Compagnie Hautefort: 65 hommes

Compagnie du Comte de Brione: 60 hommes

Compagnie d’Hervaux: 58 hommes

Compagnie Boislapierre: 64 hommes

Compagnie de Valin: 61 hommes

Total 11 compagnies avec 575 hommes

Régiment de Maroles (cavalerie)

Compagnie Mestre de camp, Baron de Maroles: 65 hommes

Compagnie de Maroles Lenoncourt: 70 hommes

Compagnie du Hamel: 70 hommes

Compagnie d’Argicourt: 60 hommes

Compagnie de Monguères: 60 hommes

Compagnie Courtanmer: 60 hommes

Compagnie du Vicomte de Courtanmer: 61 hommes

Total 7 compagnies avec 446 hommes

Régiment d’Aumont (cavalerie)

Compagnie Mestre de camp Monsieur Marolles: 65 hommes

Compagnie Comte de Lanoi: 68 hommes

Compagnie de Vilequier: 79 hommes

Compagnie d’Andrémont: 60 hommes

Compagnie de Blaizel: 68 hommes

Compagnie de Monsieur de Fouvilles: 49 hommes

Total 6 compagnies avec 389 hommes.

Régiment de Fusiliers du Roi (cavalerie)

Compagnie colonelle La Mothe Saint Cyr: 66 hommes

Compagnie Saint Martin: 62 hommes

Compagnie Chantcelère: 64 hommes

Compagnie de Sailli: 64 hommes

Compagnie de Châteausavari: 65 hommes

Compagnie de Cuisi: 63 hommes

Total 6 compagnies avec 384 hommes

Régiment de Zillart (cavalerie)

Compagnie colonelle, Baron de Zillart: 55 hommes

Compagnie lieutenant colonel: Jean Victor: 55 hommes

Compagnie Ramsart: 53 hommes

Compagnie Mandasalo: 52 hommes

Compagnie Mathieu Flage: 52 hommes

Compagnie Jean Philippe: 51 hommes

Compagnie Bizol: 54 hommes

Compagnie Schroter: 54 hommes

Total 8 compagnies avec 428 hommes

Régiment de l’Échelle (cavalerie)

Compagnie colonelle, Baron de l’Échelle: 58 hommes

Compagnie lieutenant colonel, Seri (Avant Massart): 58 hommes

Compagnie de Brou, major (Avant Seri): 57 hommes

Compagnie de Mouzi: 56 hommes

Compagnie de Massar: 61 hommes

Compagnie de Caron: 58 hommes

Total 6 compagnies avec 348 hommes

Régiment weimarien de Wamberg (cavalerie) qui deviendra le régiment de Schack.

Compagnie Colonelle, de Wamberg: 62 hommes

Compagnie Lieutenant Colonel L’Anette: 61 hommes

Compagnie de Flancour: 60 hommes

Compagnie de Spindelbach: 60 hommes

Compagnie de Frimegni: 58 hommes

Compagnie de Beaumont: 62 hommes

Total 6 compagnies avec 363 hommes

Régiment de Nothaff (cavalerie)

Compagnie colonelle. Nothaff: 60 hommes

Compagnie lieutenant colonel, Kaltof: 60 hommes

Compagnie Boek: 58 hommes

Compagnie de Schaner: 61 hommes

Compagnie Balthazar: 59 hommes

Compagnie de Saint Jan: 62 hommes

Total 6 compagnies avec 360 hommes

Régiment de Raab (cavalerie croate)

Compagnie colonelle, Raab: 68 hommes

Compagnie Milotin: 66 hommes

Compagnie Tobias Molde: 67 hommes

Compagnie de Talange: 66 hommes

Total 4 compagnies avec 267 hommes

Régiment colonel de cavalerie légère (cavalerie)

Compagnie colonelle, Comte d’Aletz ou Alais, Colonel  général de la cavalerie de France: 48 hommes

Compagnie de Viantais: 56 hommes

Compagnie de la Pierre : 56 hommes

Compagnie Marechal de Châtillon: 50 hommes

Compagnie Vieumaison: 50 hommes

Compagnie Fonternis: 50 hommes

Compagnie de la Neuvile: 50 hommes

Compagnie d’Iksquilli?: 50 hommes

Compagnie de Choiseul: 50 hommes

Compagnie Monsieur de Cugnac, commande le régiment: 50 hommes

Compagnie Monsieur de Laurière: 50 hommes

Total 11 compagnies avec 560 hommes

Régiment de la Meilleraye (cavalerie)

Compagnie mestre de camp, Maréchal de la Melleraye: 64 hommes

Compagnie Ruvigny: 52 hommes

Compagnie de Chaumont: 46 hommes

Compagnie d’Ambures: 53 hommes

Compagnie d’Isigny: 48 hommes

Compagnie de Piene: 50 hommes

Compagnie de la Pihalière: 50 hommes

Compagnie de Lorme: 52 hommes

Compagnie de la Sale la Fare (comande le régiment): 55 hommes

Compagnie du Plessis: 55 hommes

Compagnie de Marsegue: 55 hommes

Compagnie de Botevraux: 55 hommes

Total 12 compagnies avec 625 hommes.

Régiment de Gesvres (cavalerie)

Compagnie mestre de camp, Monsieur de Gesvres: 55 hommes

Compagnie Monsieur de Bouri: 55 hommes

Compagnie Baron de Bazoches: 50 hommes

Compagnie de Querieu: 50 hommes

Compagnie de Languetot: 50 hommes

Compagnie de Tiernu: 50 hommes

Compagnie de Levignan: 50 hommes

Compagnie de Bourdoné: 50 hommes

Compagnie de Taissi: 50 hommes

Compagnie de Bouclers Sari: 50 hommes

Total 10 compagnies avec 510 hommes

Régiment de Vatimont (cavalerie)

Compagnie Mestre de camp, de Vatimont: 50 hommes

Compagnie de Comble: 50 hommes

Compagnie de Né[vi] lieu: 50 hommes

Compagnie de Cheveux: 50 hommes

Compagnie de Chenoise: 50 hommes

Compagnie de Bussy: 50 hommes

Compagnie de Nulecour: 50 hommes

Compagnie de Saillant: 50 hommes

Total 8 compagnies avec 400 hommes.

Régiment de Grancé (cavalerie)

Compagnie mestre de camp, Comte de Grancé: 50 hommes

Compagnie de Beaujeu (comande le Régiment): 50 hommes

Compagnie de Bazoches: 50 hommes

Compagnie Monsieur de Chambre: 54 hommes

Compagnie de Gisne: 50 hommes

Compagnie Chevalier de Pibrac? Cette compagnie est la sixième ou celle de Gisne a-t’elle changé de nom? Sans effectifs connus si la Compagnie est indépendante.

Total 5 ou 6 compagnies avec 254 hommes à minima.

Régiment de Courtomer (cavalerie). Seulement 2 compagnies sont présentes, peut-être joines à la compagnie de mousquetaires à cheval de Gassion.

Compagnie Mestre de camp, Monsieur de Courtomer: 39 hommes

Compagnie Vicomte de Courtomer: 38 hommes

Total 2 compagnies avec 77 hommes.

Régiment de Carabins d’Arnault (cavalerie). Uniquement 4 compagnies du régiment sont présentes.

Compagnie de Rosi: 29 hommes

Compagnie de Banière: 26 hommes

Compagnie de Mouzon: 25 hommes

Compagnie de Clerges: 27 hommes

Total 4 compagnies avec 107 hommes.

Régiment de Beauvau (cavalerie)

Compagnie colonelle, Beauvau: 45 hommes

Compagnie lieutenant colonel, Beauvau Grandru: 48 hommes

Compagnie Serval: 46 hommes

Compagnie de Bauda: 48 hommes

Compagnie de Nemi: 49 hommes

Compagnie Perriscal: 44 hommes

Total 6 compagnies avec 280 hommes.

Grand total pour la cavalerie 201 compagnies avec  XXX hommes.

Pere Cristòfol

Source: Bibliothèque Nationale de France

Guidons de cavalerie française

Guidons de cavalerie française

Quelques guidons de cavalerie française :

Ci-dessus : Guidons de cavalerie d’après K.A. Wilke

Ci-dessus : Guidon du régiment de cavalerie de Turenne  d’après K.A. Wilke

Ci-dessus : Guidon de régiment de cavalerie d’après une gravure de 1658, probablement du régiment Mestre-de-camp général

Ci-dessus : 5 guidons inspirés du tableau  La prise de Privas (28 mai 1629) (Château de Versailles).

Le premier guidon appartient peut-être aux gardes du corps, gendarmes ou chevaux légers du Roi qui étaient présents au siège.

Ci-dessus : le guidon du régiment de cavalerie Cardinal-duc est fréquemment représenté aux armes du Cardinal-duc de Richelieu (par Marbot, Rousselot, Gerrer et al.).

 

Stéphane Thion

Guidons de cavalerie espagnole

Guidons de cavalerie espagnole

Guidons de cavalerie espagnole d’après les aquarelles de K.A. Wilke :

Ci-dessous, guidon de cavalerie des compagnies des Gardes du Cardinal-Infante représenté d’après la description de “El Viaje del Infante Cardenal Don Fernando de Austria” (1635) :  “Yva delante la compania de la Guarda de arcabuzeros a cavallo con su capitan el marques de Orani, muy montada y armada ; luego siguio la luzida tropa de la Corte con zu Alteza, y tras su persona imediatamente enarbolado el guion, que era de seda carmosi bordado todo de oro, tenia de la una parte un Christo crucificado, y de la otra, nuestra senora de la concepcion. Tras el yva la compania de la guarda de lanças”.

Traduction : “La compagnie de la garde des arquebusiers à cheval marchait devant, avec son capitaine le marquis d’Oran, bien monté et armé. Puis suivait la cour avec son Altesse, et après sa personne était arboré le guidon, tout de soie cramoisie toute bordée d’or, avec d’un côté un Christ crucifié, et de l’autre notre dame de la conception. Puis suivait la compagnie de lanciers de la garde”.

Le Cardinal-Infante Ferdinand emmena avec lui 2 compagnies de gardes du corps (une de lanciers et une d’arquebusiers à cheval) dans son “voyage” de 1633-34 qui le mena à Nördlingen. Ces deux compagnies étaient alors commandées par le marquis d’Oran (el Marques de Orani) et comptaient 230 chevaux à elles deux. En mai 1634, alors que le Cardinal-Infant est à Milan, le chroniqueur dit que ces deux compagnies comptaient 150 hommes chacune et qu’elles étaient constituées en majorité de bourguignons.

Guidons de cavalerie espagnole d’après les tableaux de Snayers :

Guidons de cavalerie espagnole à Rocroi d’après les “trophées de Rocroy” de N. Cochin (interprétation) :

 

Guidon de cavalerie espagnole pris par les Suédois (Taille : 45 x 40 cm ; Armémuseum de Stockholm) :

Guidon de dragons espagnols pris par les Suédois (Taille : 53 x 60 cm ; Armémuseum de Stockholm) :

Stéphane Thion

Banderas de Tercios (2/2)

Banderas de Tercios (2/2)

Pour terminer cette série sur les banderas de tercios, voici quelques exemplaires reconstitués à partir du tableau de Dirk Van Delen représentant le Ridderzaal (“salle des chevaliers”) à la Haye (1651).

Ci-dessus : 2 banderas de tercios (à droite dans le tableau) ; d’après P. Picouet (2011).

La seconde bandera semble avoir servi de modèle à David Teniers le jeune pour son tableau réalisé entre 1640 et 1650 et  intitulé “un corps de garde”.

Ci-dessus : bandera de tercio apparaissant à gauche et au second plan du tableau, en 10 exemplaires dont 9 de couleur bleue.

Les compagnies devaient être distinguées par un signe particulier qu’il n’est pas possible d’identifier sur le tableau (d’après P. Picouet, 2011).

Ci-dessus : Bandera de tercio apparaissant à gauche dans le Ridderzaal.

Ci-dessus : Bannière particulière apparaissant à gauche dans le Ridderzaal : le motif est courant sur les guidons de cavalerie, mais sa taille est celle d’une bannière d’infanterie.

Ci-dessus : Une grande bannière présentée en deux exemplaires dans le tableau (à gauche et à droite).

La première version est juste une version numérisée et agrandie de ce drapeau. Dans la seconde version, le blason a été repris afin de le rendre plus visible.

 Stéphane Thion

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